3 QUESTIONS À PHILIPPE TABORET Directeur général adjoint du groupe Cafpi

“Donner un coup de pouce aux dossiers”

3 QUESTIONS À PHILIPPE TABORET Directeur général adjoint du groupe Cafpi
3 QUESTIONS À PHILIPPE TABORET Directeur général adjoint du groupe Cafpi

Indicateur Bertrand : Numéro un du courtage en prêts immobiliers avec 80 millions d’euros de chiffre d’affaires, 30 000 prêts signés pour cinq milliards d’euros de financement, 110 banques partenaires et 120 agences en France, Cafpi tire son épingle du jeu... Qui vient emprunter chez vous ? Philippe Taboret : Nous sommes positionnés sur trois marchés. D’une part, le marché concurrentiel des clients à la recherche de la meilleure offre de prêt. Cela se traduit par des négociations du taux de crédit, des primes d’assurances ou des garanties des prêts auprès de nos partenaires banquiers. Compte tenu du nombre de dossiers que nous apportons à ces partenaires, nous arrivons à décrocher de bonnes conditions. Cette cible de clientèle, traquée aussi par nos concurrents, représente 50 % de notre production. D’autre part, nous sommes très présents – 40 % de notre production – sur le marché “expert" des clients en quête de solutions financières pour des projets complexes : multiprêts, financement de vente en vefa ou de construction avec terrain, crédits pour investisseurs, pour détenteurs de parts de SCI... Enfin, nous abordons un marché très spécifique, celui des emprunteurs atypiques, des “exclus” solvables mais qui ne rentrent pas dans les scorings bancaires en raison de profils particuliers ou d’accidents de la vie. Ce marché, en pleine restructuration, devrait passer de 10 % de notre production en 2007 à 20 % cette année.


I. B. : La crise des subprimes, avec ses retombées sur les banques françaises et la hausse des taux d’intérêt, profite-t-elle aux courtiers ?


P. T. : Quand le contexte bancaire devient plus délicat, il est évident que la pertinence de notre métier joue à fond. Les emprunteurs viennent frapper à notre porte pour que nous les accompagnions dans leur démarche, que nous donnions le petit coup de pouce nécessaire pour faire avancer leur dossier. C’est là aussi que la formation de nos conseillers et toute l’ingénierie financière du groupe prennent toute leur assise.


I. B. : Comment comptez-vous accroître encore votre part de marché ?


P. T. : Pour conquérir de nouveaux clients, il faut encore pousser dans le sens d’une meilleure qualité du service. C’est pourquoi nous voulons instituer une “charte qualité", transposable d’ailleurs à l’échelon européen, pour plus de qualité dans le conseil auprès de nos clients, dans les produits proposés et dans notre démarche pour accompagner les emprunteurs jusqu’au jour de la signature de l’acte authentique chez le notaire.


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