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3 questions à Philippe Saurel - Adjoint au maire de Montpellier, délégué à l’Urbanisme, conseiller général de l’Hérault et Conseiller d’Agglomération

“La mixité sociale est une priorité “

3 questions à Philippe Saurel - Adjoint au maire de Montpellier, délégué à l’Urbanisme, conseiller général de l’Hérault et Conseiller d’Agglomération
3 questions à Philippe Saurel - Adjoint au maire de Montpellier, délégué à l’Urbanisme, conseiller général de l’Hérault et Conseiller d’Agglomération

Indicateur Bertrand : Que va apporter à Montpellier la récente adoption de son Plan Local d’Urbanisme ?


Philippe Saurel : Depuis près de trente ans, la Ville s’efforce de relever un défi, celui d’économiser l’espace face à une très forte croissance démographique. En intensifiant son développement urbain, en consommant rationnellement l’espace et la dimension des nouveaux quartiers, en renforçant les centralités et en préservant les grands équilibres et la qualité de vie, le PLU traduit cette volonté. Favoriser les transports en commun et axer la densité urbaine le long des espaces desservis par les trois lignes de tramway révolutionne la ville et l’urbain. En ce sens, Montpellier a anticipé avec trois décennies d’avance la compatibilité de sa politique urbaine avec le Schéma de Cohérence Territoriale qui vient d’être voté par la Communauté d’Agglomération. Enfin, le PLU préserve et développe l’idée, déroulée comme un fil rouge depuis trente ans, de la mixité sociale avec un tiers de logements sociaux, un tiers de logements en accession et un tiers de logements privés dans les nouvelles Zac.


I. B. : Etes-vous satisfait du dispositif de logements neufs à prix maîtrisés sur les Zac montpelliéraines et destinés aux primo-accédants ?


P. S. : Oui, d’autant que ce dispositif, mis en place par la Serm (Société d’Aménagement de la Ville de Montpellier), a été élaboré avec l’aide de conseillers juridiques et fait l’objet de discussions et d’une concertation à différents stades de son élaboration avec les promoteurs privés. A travers cette politique de prix maîtrisés, nous visons les primo-accédants avec des conditions d’éligibilité : ne pas avoir été propriétaire durant les deux dernières années et entrer dans les critères de revenus qui ne doivent pas excéder 25 % des plafonds de prêts à 0 %. Les prix de sortie des logements sont fixés à 2 300 €/m2 habitable et, évidemment, ce dispositif gèle la revente du bien pendant cinq ans. Cette approche a été calquée sur des dispositifs légaux.


I. B. : Dans le domaine de l’habitat, vous prônez la diversité…


P. S. : Ce qui importe, c’est d’observer que le marché de l’habitat à Montpellier se compose de plusieurs segments, dont celui des primo-accédants. Il existe aussi d’autres segments, comme celui du marché libre où le prix moyen est inférieur à 3 000 €/m2. Dans le même esprit, nous avons demandé aux promoteurs de réaliser 20 % de logements aidés dans les bâtiments supérieurs à 1 500 m2 de Shon, que ce soit en accession, en prêt à 0 % ou en logement social. Nous voulons à tout prix éviter le monolithisme en matière de logement tout en entraînant dans notre démarche le maximum d’acteurs du secteur immobilier.


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