1. Accueil
  2. Conseils
  3. Actualité
  4. 3 questions à Philippe Gadelle - Président Languedoc-Roussillon de la Fédération des promoteurs-constructeurs.

3 questions à Philippe Gadelle - Président Languedoc-Roussillon de la Fédération des promoteurs-constructeurs.

"Nous voulons répondre à la demande de logements intermédiaires entre 2 500 et 3 000 € le m2"

3 questions à Philippe Gadelle - Président Languedoc-Roussillon de la Fédération des promoteurs-constructeurs.
3 questions à Philippe Gadelle - Président Languedoc-Roussillon de la Fédération des promoteurs-constructeurs.

ndicateur Bertrand : Comment se traduit pour les promoteurs le Plan Local d'Urbanisme (PLU) de Montpellier adopté en mars dernier ?


Philippe Gadelle : Le Plan Local d'Urbanisme est le résultat d'une très importante réflexion à laquelle notre profession a été invitée à participer aux côtés des responsables et élus locaux. Les deux grandes idées du Plan Local d'Urbanisme sont complémentaires : il s'agit, d'une part, de reconstruire la ville sur la ville et de travailler sur les quartiers jouxtant le centre-ville pour diversifier l'habitat et, d'autre part, de travailler sur des secteurs périphériques. Dans les anciens faubourgs, les promoteurs sont présents avec un travail de requalification par la réalisation d'opérations de 30 à 50 logements, principalement sur l'axe du tramway. Par ailleurs, la volonté de la ville de requalifier des espaces jusqu'ici dévolus à l'industrie, comme dans le secteur des Près d'Arènes, va permettre aux promoteurs de participer à l'esprit du Plan Local d'Urbanisme.


I. B. : Les communes de l'agglomération de Montpellier s'inscrivent-elles dans une dynamique de même type ?


P. G. : Les élus ont pris conscience, en élaborant le Schéma de Cohérence Territoriale (Scot), de la nécessité de créer ou de recréer des centre-villes. Les réticences sont de moins en moins nombreuses, ce qui permet d'intervenir sur ces territoires pour contribuer à organiser des pôles de vie en injectant de l'habitat mixte et un tissu commercial sur des bâtiments en R+1 ou R+2. C'est le cas, entre autres, dans les communes de Castelnau-le-Lez, Saint-Jean-de-Védas, Le Crès ou Jacou. Au-delà, des villes comme Lunel, Clermont-L'Hérault ou autour du bassin de Thau, suivent le même cheminement. Entre l'agglomération de Montpellier et ces communes, le territoire est plutôt dévolu à la maison individuelle.


I. B. : Pouvez-vous nous décrire plus précisement la conjoncture du marché de la promotion à Montpellier ?


P. G. : La demande est toujours soutenue et toutes les bulles de vente reçoivent une fréquentation régulière et récurrente. L'offre sur le marché incite peut-être les acheteurs à prendre leur temps. Cette disposition incite la FPC à rappeler les fondamentaux de notre métier. Avec un prix moyen de 3 200 €/m2, nous sommes vigilants mais ce niveau de prix est conforme à celui de villes comparables. A la Fédération des promoteurs constructeurs, nous souhaitons répondre à la demande de logements intermédiaires, entre 2 500 et 3 000 €/m2, ce qui n'est possible qu'en réunissant un certain nombre de conditions urbaines et techniques. C'est d'autant plus nécessaire que la question de loger les nouveaux arrivants va véritablement se poser avec acuité. Heureusement, avec l'accompagnement de la Société d'Equipement de la Région Montpellièraine (Serm), cette volonté existe bel et bien à Montpellier.


Service

Prenez rendez-vous avec un diagnostiqueur