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3 questions à Philippe Caris - Gérant d'Adour Promotion et président de la chambre régionale d'Aquitaine-Poitou-Charentes de la FPC

“Le manque de foncier caractérise le Sud-Ouest"

3 questions à Philippe Caris - Gérant d'Adour Promotion et président de la chambre régionale d'Aquitaine-Poitou-Charentes de la FPC
3 questions à Philippe Caris - Gérant d'Adour Promotion et président de la chambre régionale d'Aquitaine-Poitou-Charentes de la FPC

Indicateur Bertrand : Comment se caractérise le marché immobilier de bord de mer dans le Sud-Ouest ?


Philippe Caris : C'est le manque de foncier, et donc la pénurie qui le caractérise ! Le front de mer est pratiquement introuvable, à part les rares occasions où l'on trouve une dent creuse. Les prix de vente sont bien sûr très élevés, mais malgré cela, les rares programmes en front de mer trouvent toujours preneur car la demande est réelle. Notre programme "vue sur mer" à Hendaye tourne par exemple autour de 5 500 à 6 000 €/m2. Si les bords de mer sont inaccessibles, on peut en revanche quelquefois trouver du terrain en retrait mais qui offre tout de même de belles perspectives sur la mer, sur des coteaux par exemple. Quant à la clientèle, nous enregistrons dans le Sud-Ouest une forte demande étrangère. De Bayonne à Hendaye, la demande espagnole est importante car les prix sont encore plus élevés sur la côte basque espagnole. Une opération récente de San- Sebastian s'est par exemple vendue à 8 000 €/m2.


I. B. : Et plus au nord, en Charente par exemple ?


P. C. : A La Rochelle, les prix flambent aussi. Les beaux programmes en bord de mer grimpent à 6 000 €/m2, tandis que plus en retrait, on tourne autour de 3 500 €/m2. L'offre est cependant plus abondante en Charente et en Vendée car il y a plus de foncier disponible. Les pouvoirs publics sont prudents pour éviter les problèmes de déséquilibre des populations, mais on peut y monter des programmes plus facilement.


I. B. : Quel rôle peuvent jouer les pouvoirs publics pour mieux équilibrer l'offre immobilière ?


P. C. : D'une manière générale, la pénurie de foncier et l'emballement pour l'immobilier entraînent l'exclusion de la population autochtone du marché. Cela, les professionnels de l'immobilier le constatent aussi bien que les pouvoirs publics, notamment les maires. Ces derniers tentent de trouver des solutions, notamment en réservant des terrains. Ensemble, promoteurs et élus commencent également à réfléchir à des accords qui pourraient réserver une partie des programmes neufs à la population locale. C'est une démarche importante, car on constate que même dans des villes moins touristiques ou cotées que Biarritz par exemple, les prix continuent de grimper. A Bayonne, on est aujourd'hui aux alentours de 3 000 e/m2 et à Pau autour de 2 300 €/m2. Il faudra bien trouver des solutions pour que la cote basque puisse loger ses locaux.


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