3 QUESTIONS À PHILIPPE BRILLAULT, Maire du Chesnay

"Une ouverture intéressante pour des logements intermédiaires"

3 QUESTIONS À PHILIPPE BRILLAULT, Maire du Chesnay
3 QUESTIONS À PHILIPPE BRILLAULT, Maire du Chesnay

Indicateur Bertrand : Avez-vous une politique interventionniste vis-à-vis de la promotion immobilière privée ?


Philippe Brillault : Le maître mot est pour moi "liberté". Qui dit opération dit opérateur et propriétaire privé. Si la démolition du bâtiment existant est fondée et le cas échéant, si la transformation d'un site tertiaire en habitations est justifiée, nous n'avons pas à nous y opposer. C'était le cas, par exemple, de la Résidence Windsor qui se construit sur l'ancien terrain d'un garage. Nous sommes en revanche particulièrement exigeants en termes de stationnements, de sortie de parkings et d'architecture, sur les matériaux et les dessins des façades. De plus, nous sommes favorables au fait d'imposer des quotas de logements sociaux dans des opérations privées. Mais sur les quatre opérations qui se lancent, il y a une ouverture intéressante pour des logements intermédiaires. Avec une population de fonctionnaires et de cadres aux revenus moyens, ces logements correspondent à un besoin.


I. B. : La construction de logements neufs va-t-elle se poursuivre à un rythme important sur Le Chesnay ?


P. B. : Nous avons une part importante de logements individuels. Pour le collectif, il y a eu beaucoup de constructions et de réhabilitations il y a 4-5 ans. Le mètre carré avoisinait alors 3 050 €, contre une moyenne de 5 200 € pour les programmes commercialisés actuellement. Entre les deux, l'offre était quasiment inexistante. Les terrains qui pourraient devenir disponibles prochainement appartiennent à l'Etat. Je pense notamment aux terrains de l'Administration Générale de Police. Dans le nouveau Plan local d'urbanisme, son périmètre est sur une zone d'aménagement concertée. Notez quand même que Le Chesnay est une des villes les plus denses des Yvelines et que nous n'avons plus de capacité de construction.


I.B : Dans votre communication, vous mettez en avant une fiscalité attrayante...


P. B. : La présence de Parly 2 nous permet de maintenir une taxe foncière et une taxe d'habitation assez faibles. En 1999, la première s'élevait à 10,19 %, contre 10,62 % aujourd'hui. Sur la même période, la taxe d'habitation est passée de 6,40 % à 7,29 %. Il n'y a pas de raison pour que ces taxes augmentent de manière significative ces prochaines années. Nos équipements sont néanmoins assez satisfaisants. Nous portons un effort particulier sur l'accueil des jeunes familles. Nous dépensons 4 millions d'euros rien que pour le personnel de la petite enfance. La liste d'attente en crèche est assez courte. Nous avons 303 berceaux en crèche et 42 berceaux en halte-garderie.


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