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3 QUESTIONS À PATRICE HAUBOIS Directeur adjoint marketing Produits et Services au Crédit Foncier

“Nous distribuons plus de prêts à 0% que nous ne l’aurions pensé”

3 QUESTIONS À PATRICE HAUBOIS Directeur adjoint marketing Produits et Services au Crédit Foncier
3 QUESTIONS À PATRICE HAUBOIS Directeur adjoint marketing Produits et Services au Crédit Foncier

Indicateur Bertrand : De par votre vocation sociale, vous distribuez beaucoup de prêts à 0 %. Quel type de clientèle rencontrez-vous ?


Patrice Hautbois : Notre clientèle est constituée en grande partie de jeunes qui sont en CDI, mais qui n’arrivent plus à louer. D’une part, en raison des loyers élevés ; d’autre part, du fait des conditions draconiennes de location. Pour être solvable au regard d’un bailleur, il faut aujourd’hui que les revenus soient quatre fois supérieurs au loyer. De fait, il est désormais plus facile d’acheter que de louer. Nous rencontrons plein de jeunes entre 18 et 35 ans qui, dans le passé, n’étaient pas une cible très importante. On avait plutôt affaire à une clientèle entre 30 et 40 ans qui était déjà installée ? Aujourd’hui, un célibataire, qui quitte ses parents et qui n’a pas de logement, envisage d’emblée l’acquisition d’un premier logement.


I. B. : Le PTZ joue-t-il son rôle solvabilisateur et en matière de PTZ majoré, les communes jouent-elles le jeu ?


P. H. : Le prêt à 0 % est, bien entendu, efficace, mais il joue d’autant mieux son rôle que le différé d’amortissement est long. L’idéal, c'est le jeune couple, entré dans la vie active depuis un an et demi et qui n’avait pas, à l’époque, de gros revenus, ce qui lui permet, s’il fait sa demande au bon moment, de bénéficier d’un prêt à0 % avec un long différé. C’est surtout le différé qui permet de solvabiliser les jeunes acquéreurs. En ce qui concerne le PTZ majoré, nous en distribuons plus que nous ne l’aurions pensé au départ. Un certain nombre de collectivités mettent en place des subventions destinées aux primo-accédants. Pour informer les acquéreurs, l’Anil publie la liste des communes et départements qui proposent cette aide, sans laquelle le PTZ majoré ou le Pass-foncier ne sont pas possibles. Reste que cela ne résout pas le problème, aujourd'hui fréquemment rencontré, d’adéquation entre les prix de l’immobilier et le budget des acquéreurs. Or, où a-t-on besoin de logements si ce n’est dans les zones les plus chères, qui sont généralement les plus génératrices d’emplois ?


I. B. : En complément du prêt à 0 %, quels types de financement proposez-vous ?


P. H. : Nous proposons des prêts à taux fixe et à taux révisable, et notamment un prêt à taux fixe pendant cinq ans, qui devient révisable ensuite. On sait que les jeunes acquéreurs revendent souvent au bout de cinq ans, par exemple pour acheter un logement plus grand. Nous proposons évidemment des prêts de longue durée, voire de très longue durée. Mais nous pensons que ce n’est pas toujours la meilleure solution. Nous préférons en général que l’emprunteur augmente son taux d’endettement de 1 %, plutôt que de le voir s’endetter sur 40 ans. Nous avons un devoir de conseil.


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