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3 questions à PASCALE JALLET - Secrétaire générale du Syndicat national des résidences de tourisme

“Le secret pour bien acheter ? Avoir envie d'y passer ses vacances”

3 questions à PASCALE JALLET - Secrétaire générale du Syndicat national des résidences de tourisme
3 questions à PASCALE JALLET - Secrétaire générale du Syndicat national des résidences de tourisme

Indicateur Bertrand : Quel est le poids économique des résidences de tourisme en France ?


Pascale Jallet : Notre syndicat représente 75 % de la profession (si on calcule le nombre de lits). Selon nos statistiques, les résidences de tourisme représentent un chiffre d'affaire de 2 milliards d'euros par an, avec 11 millions de clients, dont 34 % de clientèle étrangère. Avec une cinquantaine de résidences, les produits campagne ne représentent que 8 % de l'offre. Notre dernière enquête semestrielle, parue en mars 2006, souligne néanmoins un bon taux d'occupation, de 79 % à la campagne sur l'année entière, contre 73 % sur les six mois d'été à la mer et 78 % sur les quatre mois d'hiver et les deux mois d'été à la montagne. La durée de séjour ne varie pas beaucoup d'un site à l'autre, elle tourne autour de 8 jours.


I. B. : Le produit est mal adapté à la campagne ?


P. J. : Malgré la tendance claironnée dans les médias d’un retour au tourisme de terroir, la demande demeure plus forte pour la mer et la montagne. A noter cependant un développement en campagne. Une quinzaine de résidences y a été mise en service ces quatre dernières années. Elles se déclinent selon deux formules : soit une structure de type Center Parc, avec un village créé de toute pièce, soit des résidences de petite taille, implantées dans des zones suffisamment attractives pour susciter des séjours d'une semaine. Le Sud-Ouest est la zone la plus active aujourd'hui. On note aussi de nouvelles offres en Bourgogne et dans la région des châteaux de la Loire. Autour de ces derniers, le potentiel est limité car le site est mieux adapté au tourisme itinérant. Le fonctionnement y est le même qu'ailleurs, avec une extrême attention portée aux services sportifs et culturels à disposition des locataires, ainsi qu'aux accès aux loisirs et aux commerces. Les résidences travaillent en lien étroit avec les structures préexistantes à proximité.


I. B. : Quelles sont les préoccupations à prendre au moment d'investir ?


P. J. : A priori, si des promoteurs choisissent d'implanter une résidence de tourisme sur un nouveau site, c'est qu'ils l'ont jugé suffisamment attractif pour parier dessus. Cela n'empêche pas l'investisseur d'exercer un œil critique et de se renseigner par lui-même. Contrairement à ce qui se passait il y a une vingtaine d'années, les acheteurs aujourd'hui, n'envisagent généralement pas de vivre un jour dans leur résidence de tourisme. 85 % des acquéreurs renouvellent le bail de gestion une fois atteinte la période d'investissement fiscal de onze ans. Ils doivent néanmoins s'interroger : “Aurais-je envie d'y passer mes vacances ? Et en aurais-je envie dans cinq ou dix ans ?". Il me semble judicieux de bien étudier l'environnement, les loisirs culturels de la région avant d'y investir. Pour en savoir plus, vous pouvez consulter le site du Syndicat national des résidences de tourisme sur www.snrt.fr


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