1. Accueil
  2. Conseils
  3. Actualité
  4. 3 QUESTIONS À Pascale Jallet, déléguée générale du Syndicat national des résidences de tourisme (SNRT)

3 QUESTIONS À Pascale Jallet, déléguée générale du Syndicat national des résidences de tourisme (SNRT)

L'exploitant a un devoir d'information vis-à-vis de l'investisseur

Indicateur Bertrand : Un nouveau classement des résidences de tourisme est entré en vigueur le 1er juillet dernier. Quelles sont ses principales caractéristiques ?
Pascale Jallet : L'ancien référentiel portait sur 40 critères, plutôt structurels. Il s'agissait de vérifier principalement le nombre de mètres carrés et les équipements. La nouvelle mouture du classement comporte désormais 175 critères d'évaluation, qui permettent de se pencher notamment sur le bon état et la propreté des appartements, des parties communes et de l'extérieur de la résidence. Ces nouveaux critères font peser plus de responsabilités sur l'exploitant. Quatorze d'entre eux portent sur le développement durable, dont six sont obligatoires. Autre apport du nouveau texte : jusqu'ici, une résidence obtenait ses étoiles et les gardait. Désormais, l'attribution de ces étoiles est remise en cause tous les cinq ans.
Le contrôle par un cabinet agréé par la Cofrac est à la charge de l'exploitant, et n'est pas obligatoire.
Mais les anciens classements tomberont en 2012. Aussi, la majorité de nos adhérents planchent activement pour répondre aux différents critères.
Le nouveau texte constitue, au final, un meilleur gage de qualité des résidences.

I. B. : Les résidences de tourisme à lamontagne s'orientent-elles aussi vers des bâtiments basse consommation (BBC) ?
P. J. : Les normes de construction se renforcent déjà et nos adhérents, promoteurs ou exploitants, commencent à se mettre au BBC. Les exploitants y ont tout intérêt, puisque cela leur permettra de réaliser des économies d'énergie, et c'est aussi un fort argument commercial. À partir de 2013, le BBC sera la norme. À cette date, les dernières questions matérielles pour le réaliser devraient être réglées. En raison des contraintes du climat et de construction en altitude, les résidences en montagne fonctionnent habituellement à l'électricité, ce qui est fortement pénalisé dans les critères BBC.Mais des projets devraient tout de même voir le jour en 2011 ou 2012.

I. B. : Pensez-vous que les exploitants sont désormais plus sûrs, après les défaillances observées ces dernières années ?
P. J. : Les exploitants qui ont déposé le bilan étaient surtout de nouveaux venus, des opportunistes qui s'étaient positionnés sur le secteur de la ZRR (Zone de revitalisation rurale). Début 2010, il y a encore eu quelques faillites, et cela a permis de faire un tri – nécessaire – parmi les exploitants.
Pour profiter de l'amendement Censi-Bouvard, les opérateurs choisissent maintenant des emplacements plus sûrs. De plus, des mesures ont été prises en 2009, qui placent l'exploitant au centre du dispositif. Ainsi, le promoteur doit annoncer dès le départ qui sera son exploitant.
Ce dernier doit signer un bail minimum de neuf ans, et présenter un certain nombre d'informations obligatoires à l'investisseur sur l'activité de la résidence.

3 QUESTIONS À Pascale Jallet, déléguée générale du Syndicat national des résidences de tourisme (SNRT)
3 QUESTIONS À Pascale Jallet, déléguée générale du Syndicat national des résidences de tourisme (SNRT)

L'exploitant a un devoir d'information vis-à-vis de l'investisseur



Indicateur Bertrand : Un nouveau classement des résidences de tourisme est entré en vigueur le 1er juillet dernier. Quelles sont ses principales caractéristiques ?


Pascale Jallet : L'ancien référentiel portait sur 40 critères, plutôt structurels. Il s'agissait de vérifier principalement le nombre de mètres carrés et les équipements. La nouvelle mouture du classement comporte désormais 175 critères d'évaluation, qui permettent de se pencher notamment sur le bon état et la propreté des appartements, des parties communes et de l'extérieur de la résidence. Ces nouveaux critères font peser plus de responsabilités sur l'exploitant. Quatorze d'entre eux portent sur le développement durable, dont six sont obligatoires. Autre apport du nouveau texte : jusqu'ici, une résidence obtenait ses étoiles et les gardait. Désormais, l'attribution de ces étoiles est remise en cause tous les cinq ans.


Le contrôle par un cabinet agréé par la Cofrac est à la charge de l'exploitant, et n'est pas obligatoire.


Mais les anciens classements tomberont en 2012. Aussi, la majorité de nos adhérents planchent activement pour répondre aux différents critères.


Le nouveau texte constitue, au final, un meilleur gage de qualité des résidences.



I. B. : Les résidences de tourisme à lamontagne s'orientent-elles aussi vers des bâtiments basse consommation (BBC) ?


P. J. : Les normes de construction se renforcent déjà et nos adhérents, promoteurs ou exploitants, commencent à se mettre au BBC. Les exploitants y ont tout intérêt, puisque cela leur permettra de réaliser des économies d'énergie, et c'est aussi un fort argument commercial. À partir de 2013, le BBC sera la norme. À cette date, les dernières questions matérielles pour le réaliser devraient être réglées. En raison des contraintes du climat et de construction en altitude, les résidences en montagne fonctionnent habituellement à l'électricité, ce qui est fortement pénalisé dans les critères BBC.Mais des projets devraient tout de même voir le jour en 2011 ou 2012.



I. B. : Pensez-vous que les exploitants sont désormais plus sûrs, après les défaillances observées ces dernières années ?


P. J. : Les exploitants qui ont déposé le bilan étaient surtout de nouveaux venus, des opportunistes qui s'étaient positionnés sur le secteur de la ZRR (Zone de revitalisation rurale). Début 2010, il y a encore eu quelques faillites, et cela a permis de faire un tri – nécessaire – parmi les exploitants.


Pour profiter de l'amendement Censi-Bouvard, les opérateurs choisissent maintenant des emplacements plus sûrs. De plus, des mesures ont été prises en 2009, qui placent l'exploitant au centre du dispositif. Ainsi, le promoteur doit annoncer dès le départ qui sera son exploitant.


Ce dernier doit signer un bail minimum de neuf ans, et présenter un certain nombre d'informations obligatoires à l'investisseur sur l'activité de la résidence.



Service

Prenez rendez-vous avec un diagnostiqueur