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3 QUESTIONS À PASCALE JALLET - Déléguée générale du syndicat national des résidences de tourisme

"Investir à la montagne doit rimer avec plaisir”

3 QUESTIONS À PASCALE JALLET - Déléguée générale du syndicat national des résidences de tourisme
3 QUESTIONS À PASCALE JALLET - Déléguée générale du syndicat national des résidences de tourisme

Indicateur Bertrand : Quelle est la situation actuelle du marché des résidences de tourisme en montagne ? Pascale Jallet : En 2007, nous aurons ouvert 10 000 lits supplémentaires à la montagne. Dans les Alpes bien sûr, y compris au coeur des stations de moyenne altitude mais aussi dans les Pyrénées. Saint-Laryde- Soulan, La Mongie, Les Angles, Font Romeu... sont des stations qui vont investir dans des remontées mécaniques. Une étude est en cours pour savoir où implanter des résidences de tourisme. Actuellement, le taux d’occupation oscille entre 65 et 69 % ce qui est un score stable voire en légère progression car le parc augmente chaque année.


I. B. : Quid de la rentabilité de ce type d’investissement ?


P. J. : Avant de parler rentabilité, il faut savoir et surtout dire qu’investir à la montagne doit rimer avec plaisir. On n’investit pas dans un appartement ou une maison dans une station de sport d’hiver, si on n’aime pas le ski ou les sports d’hiver. L’idée est de pouvoir profiter de son bien quelques semaines par an. Cette occupation des lieux fait évidemment baisser la rentabilité qui se situe aujourd’hui aux alentours de 4% bruts. Ce n’est pas forcément dans une grande station que l’on trouve le meilleur rendement car les prix d’achat y sont plus élevés qu’ailleurs. Si on investit dans les stations les plus renommées, il faut plutôt rechercher la plusvalue à la revente que la rentabilité immédiate.


I. B. : Certains exploitants ont aujourd’hui du mal à honorer les loyers promis aux investisseurs. Comment en est-on arrivé à une telle situation ?


P. J. : Effectivement, il y a en ce moment quelques retards de paiements, même un exploitant en redressement judiciaire. Cela n’a rien à voir avec le réchauffement climatique et un éventuel manque de neige. Tous les exploitants anticipent les mauvaises saisons. En fait, il s’agit d’un problème de fond. Les loyers pour la location des appartements aux touristes n’augmentent pas aussi vite que les prix de vente de l’immobilier. Du coup, certains exploitants se retrouvent à devoir verser des loyers annuels aux investisseurs sans commune mesure avec les loyers effectivement pratiqués en station. Confrontés à un manque de trésorerie, ils ne peuvent plus honorer leurs engagements envers les investisseurs. Aujourd’hui, il y a 2 ou 3 exploitants concernés par ce problème.


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