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3 QUESTIONS À Michel Mouillart, Professeur d'économie à l'université Paris X

Ces trois villes ont une forte mobilité résidentielle

3 QUESTIONS À Michel Mouillart, Professeur d'économie à l'université Paris X
3 QUESTIONS À Michel Mouillart, Professeur d'économie à l'université Paris X


Indicateur Bertrand : Les marchés locatifs de ces trois villes ont-ils des spécificités ?


Michel Mouillart. Issy possède plus de 50% de petites surfaces.


Ce qui est normal pour une ville de première couronne. Il est aussi logique, a contrario, que Massy soit plus représentée en grandes superficies. C'est la grande couronne. Les habitants veulent vivre dans davantage d'espace. En revanche, Saint-Ouen surprend. La spécificité de cette ville est d'être nettement sous-représentée en studios et une pièce : 10 % dans cette catégorie au lieu de 25 % pour les deux autres villes.


Ces marchés ont toutefois un point commun : tous trois enregistrent une mobilité résidentielle au-dessus de la moyenne régionale (22%) : 33 % à Massy, 30 % à Issy et 27 % à Saint-Ouen. Dans cette dernière commune, la mobilité est faible sur les petites surfaces.


Comme elles sont rares, les occupants en bougent peu.



I. B. : À quel niveau se situent les loyers ?


M. M. Le marché d'Issy-les-Moulineaux se situe à 20 € /m2 de moyenne, en hausse de 7 % sur les huit premiers mois de l'année. C'est un phénomène de rattrapage, après deux ans de baisse. À l'inverse, Massy baisse de 6 à 7 % sur la même période. Les valeurs locatives moyennes sont de 12,10€/m2. Tous les segments du marchés sont à la baisse, les 3 et 5-pièces étant les plus impactés. À Saint-Ouen, on ne joue pas dans la même cour qu'à Issy : 12€/m2.


La hausse est très nette sur les studios, et encore plus sur les 5-pièces. Comme à Issy, le rattrapage s'opère après deux années de baisse.



I. B. : Et comment pourraient évoluer les loyers ?


M. M. Issy enregistre plus de relocations ou locations nouvelles par an que les deux autres villes : 2 500 pour un parc locatif privé de 8 300 logements. Massy affiche 1 200 baux (la moitié !) dans 3 500 logements et Saint-Ouen, 1 500 dans 5 300. Ces deux derniers marchés, de plus petite taille, pourraient être soumis à davantage de fluctuations.


Il suffirait qu'un programme de 50 à 100 logements soit livré pour qu'il entraîne des perturbations. À moins qu'unenouvelle clientèle arrive...À Issy et Saint-Ouen, limitrophes de la capitale, c'est tout à fait possible.


À Massy, l'éloignement reste pénalisant. Mais des facteurs extérieurs peuvent être déterminants, comme l'arrivéed'un tramway. Dans ces trois villes, en tout cas, les propriétaires d'ancien devront exécuter des travaux pour que leur bien ne soit pas déclassé par rapport à au neuf, et donc soumis à des délais plus longs de relocation.



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