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3 QUESTIONS A MAURICE LELIEVRE - Vice-président de Rennes Métropole en charge de l'habitat

"Le Plan Local de l'Habitat est un objectif porté par l'ensemble des communes"

3 QUESTIONS A MAURICE LELIEVRE - Vice-président de Rennes Métropole en charge de l'habitat
3 QUESTIONS A MAURICE LELIEVRE - Vice-président de Rennes Métropole en charge de l'habitat

Indicateur Bertrand : Le PLH voté en octobre dernier affiche des objectifs ambitieux. Quelle sera la répartition géographique et sociale des nouveaux logements ?


Maurice Lelièvre : Le PLH traduit la volonté de tous, puisqu'il a été approuvé à la quasi unanimité par les 822 élus des communes de la métropole. Pour répondre aux besoins générés par le développement de l'agglomération, nous avons fixé l'objectif de 4 500 nouveaux logements par an, qui se répartissent en 1 000 à Rennes et 3 500 sur les 36 autres communes, chacune contribuant à hauteur de ses capacités. 2 250 logements relèvent du privé et 2 250 sont des logements aidés. Ceux-ci se divisent à nouveau en deux : une moitié revient au parc locatif HLM et les 1 125 restants sont des logements intermédiaires (aidés par Rennes Métropole, en accession comme en locatif). Nous avons en effet constaté un manque entre les prix du marché libre et le logement social. De cette façon, nous luttons contre la ségrégation spatiale qui s'instaure dans toutes les agglomérations où la demande est supérieure à l'offre, ce qui exclut une partie de la population de l'accession à la propriété. L'augmentation globale du nombre de logements, ainsi que l'apparition de logements intermédiaire, permettra de stabiliser les prix et de donner la possibilité d'évoluer vers l'accession à une plus grande partie de la population.


I. B. : Le PLH met en avant l'économie de foncier. Pourquoi et comment appliquez-vous cette volonté ?


M. L. : Nous avons mis en place des dispositifs pour économiser le foncier car plus une ville s'étale, moins elle est vivable. L'étalement urbain est par exemple synonyme de transports en commun moins efficaces. Nous avons pris le temps, avec 120 réunions de concertation, de discuter avec chaque commune, pour aboutir à une forme d'urbanisme adaptée. Nous avons ainsi décidé que pour chaque ZAC, il ne fallait pas aller au-delà de 20 % de lots supérieurs à 350 m2 et y inclure au moins 50 % de logements en collectif. Sans interdire le logement individuel, nous avons réfléchi à d'autres formes d'urbanisme, pour lutter contre l'étalement tout en préservant l'intimité de chacun dans son logement. Parallèlement, nous avons beaucoup travaillé sur les espaces publics, pour obtenir une qualité de vie identique et moins coûteuse du point de vue environnemental.


I. B. : Des milliers de logements neufs chaque année, cela signifie aussi des équipements. Quel est le rôle de l'agglomération à ce niveau là ?


M. L. : Pour que le niveau d'équipements suive l'arrivée de nouveaux habitants, l'agglomération intervient financièrement auprès des communes, avec des conventions qui suivent une logique "gagnant gagnant". Par exemple, lorsqu'une commune fait du logement social, elle vend le foncier à un prix moins élevé qu'à un promoteur privé. Rennes Métropole accorde alors une compensation au mètre carré, que la commune pourra utiliser pour réaliser les équipements nécessaires.


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