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3 questions à Maud Tallet - Vice-présidente du conseil général de Seine-et-Marne chargée du Logement

"L'offre en logements doit s'accompagner de nouveaux emplois et équipements"

3 questions à Maud Tallet - Vice-présidente du conseil général de Seine-et-Marne chargée du Logement
3 questions à Maud Tallet - Vice-présidente du conseil général de Seine-et-Marne chargée du Logement

Indicateur Bertrand : Quels sont les atouts de la Seine-et- Marne ?


Maud Tallet : Notre département profite avant tout d'une certaine qualité de vie. C'est le département où il est possible de mettre la ville à la campagne. Nous bénéficions également d'un patrimoine historique et culturel très riche. Avec non seulement des villes comme Fontainebleau ou Provins, mais aussi un patrimoine intact aux quatre coins du département, comme le château de Vaux-le-Vicomte. Notre département possède aussi l'atout de la modernité dans un écrin de verdure ! Nous avons par exemple des universités importantes et deux pôles de compétitivité.


IB : Comment se développe l'habitat aujourd'hui et quels problèmes cela engendre-t-il ?


M. T. : Outre le développement de nouveaux logements dans les villes, et notamment les grandes agglomérations, nous constatons aujourd'hui un développement en tache d'huile autour des petits bourgs. Des ménages y font construire leur maison ou rachètent des maisons anciennes, profitant de prix moins élevés. Mais cela entraîne un certain nombre de problèmes liés à l'étalement urbain, notamment en termes d'équipements et d'infrastructures de transports. L'orientation du conseil général est tout de même de freiner cet étalement urbain.


I. B. : D'une manière générale, quelle est la politique du conseil général en matière de logement ?


M. T. : Nous essayons d'abord de répondre à la plus grande urgence, celle du logement social, pour lequel nous enregistrons 21 000 demandes sur le département. Dans ce domaine, nous discutons de la priorité à accorder aux constructions de logements sociaux, notamment dans les villes qui ne respectent pas la loi SRU, et passons des conventions de rénovation pour que les logements sociaux soient rapidement remis sur le marché après le départ d'un locataire. Nous accompagnons la construction dans les secteurs tendus ou en déficit. Le Schéma d'orientation régional d'Ile-de-France prévoit beaucoup de logements neufs dans notre département, ce qui est normal puisque nous avons des possibilités de développement. Mais nous ne voulons pas que cela se fasse dans le déséquilibre. Or, aujourd'hui nous comptons deux emplois pour trois actifs. Cela entraîne des problèmes de trajets interminables, des besoins en modes de garde pour les enfants, mais aussi des temps d'absence de plus en plus longs qui sont destructeurs pour les familles. Côté transports par exemple, nous aimerions que 50 % du budget du STIF aille réellement aux transports de grande couronne et notamment à la reprise des lignes tangentielles est-sud. Pour résumer, on pourrait dire que nous sommes favorables à l'accueil de nouveaux logements, à condition qu'ils s'accompagnent d'emplois et d'infrastructures.


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