3 QUESTIONS À Marc SÉCHAUD, gérant de Cogim

Explorimmoneuf. Comment appréhendez-vous le marché montpelliérain ?

3 QUESTIONS À Marc SÉCHAUD, gérant de Cogim
3 QUESTIONS À Marc SÉCHAUD, gérant de Cogim

Marc Séchaud. Tout le monde reconnaît que l’année 2010 a été exceptionnelle avec le moteur qu’a constitué l’investissement en Scellier mais il a laissé un stock relativement faible. Même avec un recadrage des loyers et une légère révision du dispositif d’investissement locatif, la pierre reste l’un des marchés les plus intéressants qui soit. Pour autant, pour que Montpellier puisse continuer à profi ter de cet engouement, il convient que l’off re suivre et que les prix restent à un niveau acceptable. C’est bien le problème du moment et il est clair que le coût du foncier a repris sa tendance à la hausse, sachant que la part induite par les Bâtiments basse consommation n’est pas considérable même si elle n’est pas négligeable. C’est la somme des infl ations qui peut mettre le marché en diffi culté.



Êtes-vous inquiet ?


M. S. Nous nous trouvons à un seuil où le rapport locatif au regard du prix de vente nécessite d’être attentif. Le marché locatifde Montpellier est actuellement très actif et nous venons encore de l’observer avec la livraison de Providenzia, la première opération de la deuxième tranche de la Zac Ovalie que nous venons de livrer. Il convient d’être plus prudent pour investir sur des marchés comme Béziers ou Sète où la demande existe mais pas dans les mêmes proportions. En matière de primo-accession, nous espérons que le PTZ+ nous permettra de dégager une off re et on peut s’interroger sur notre capacité à proposer des logements autour de 3 000 à 3 200 € le m2. En revanche, certaines communes de l’agglomération montpelliéraine, comme Castelnau-le-Lez, pourront probablement répondre aux primo-accédants sur ce segment de prix.



Quels sont vos projets ?


M. S. Nos opérations à Montpellier, où nous réalisons une centaine de logements par an, sont soit lancées, soit en cours de chantier et nous prévoyons d’être présent au début du deuxième semestre, dans le quartier d’Alco, pour un programme axé sur la résidence principale. Nous serons également dans le Sud-Ouest, à Biarritz en fi n d’année 2011 où nous construisons entre 80 et 100 logements par an dans ce département. Je regrette enfi n que les grandes sociétés de promoteurs ne profi tent pas de cette période porteuse pour améliorer leur organisation interne et la qualité de leurs opérations.



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