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3 questions à Marc Peters, Adjoint au maire de Chamonix en charge du logement

Indicateur Bertrand : L’offre de logements est-elle suffisante pour la population permanente ?

3 questions à Marc Peters, Adjoint au maire de Chamonix en charge du logement
3 questions à Marc Peters, Adjoint au maire de Chamonix en charge du logement

Marc Peters : Chose assez rare en Haute-Savoie, Chamonix a perdu 700 personnes entre 1999 et 2007 sur une population qui comptait alors 9 800 habitants. Les actifs locaux ont ainsi étaient confrontés à l’impossibilité d’accéder à la propriété en raison de la cherté du marché alors, qu’au même moment, des emplois étaient créés. Même à Servoz ou aux Ouches, le prix du foncier est élevé et l’exode est observé vers des communes plus éloignées. Cette population descend ainsi vers les villages environnants comme à Passy ou Sallanches, bien desservis par les infrastructures routières.



I. B. : Quelle réponse apporter ?


M. P. : Il s’agit de créer du logement aidé. Sur le mandat, 250 à 300 logements, en partie sous forme de 3-pièces, sont ou seront livrés pour répondre à l’hébergement permanent sous forme locative ou en accession à la propriété. L’un des principaux projets, en phase de montage, est situé dans le secteur des Pélerins et compte 80 unités dont une vingtaine en accession. En locatif, 70 à 80 logements viendront aussi s’ajouter à l’offre existante cette année car la forte demande ne peut s’orienter en grande partie que vers le secteur aidé. Enfin, nous élaborons un projet de recensement des lits inoccupés pour prendre contact avec leurs propriétaires afin de mettre en place une agence immobilière d’intérêt général. L’objectif est de générer une offre tout en garantissant les revenus locatifs.



I. B. : L’hébergement touristique est-il adapté ?


M. P. : Sans opposer les différents types d’habitats, nous avons été victimes des montages fiscaux avec récupération de TVA, qui nécessitaient en contrepartie un habitat saisonnier. Aujourd’hui, nous souhaitons que l’hébergement marchand soit plus orienté vers l’hôtellerie et ce afin d’équilibrer l’offre. Nous sommes une petite ville à l’année et si nous voulons maintenir la population sur place, il est nécessaire d’introduire une mixité en utilisant tous les leviers à notre disposition. Quant à la communauté de communes, dont l’élaboration est en cours de discussion, permettra de redistribuer la compétence logement. Même si sa constitution n’est pas liée à la baisse de la population, nous sommes tous convaincus qu’il est préférable d’être plusieurs pour résoudre les défis auxquels nous sommes confrontés.



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