3 QUESTIONS À Maël BERNIER, porte-parole d'Empruntis

La mutualisation du risque à partir d'un certain âge

3 QUESTIONS À Maël BERNIER, porte-parole d'Empruntis
3 QUESTIONS À Maël BERNIER, porte-parole d'Empruntis


Explorimmoneuf. Qu'en est-il de la distribution du PTZ+ aux primo-accédants ?


Maël Bernier. Depuis qu'il a été mis en place en début d'année, le PTZ+ suscite beaucoup de demandes. Il remporte donc un vif succès mais nous remarquons aussi que si nous en produisons plus qu'avec l'ancienne mouture du PTZ, la quotitédes prêts est inférieure. Cela tient au fait que le PTZ+ avantage les logements énergétiquement performants et particulièrement le neuf, alors que dans l'ancien on se retrouve souvent avec des montants minorés.



Les emprunteurs seniors ont-ils des diffi cultés à obtenir des crédits immobiliers aujourd'hui ?


M. B. Pas du tout. Les seniors sont considérés par les banques comme de bons clients car ils ont généralement de bons revenus, de l'épargne, du patrimoine. Cette clientèle est donc moins risquée.


De surcroît, elle est plus fi dèle que celle des primo-accédants. La banque connaît donc l'historique des comptes et se fait généralement un plaisir de les servir. Pour les seniors, la seule chose qui change par rapport à un emprunteur plus jeune, c'est l'assurance.


Pour souscrire une police d'assurance décès, ils doivent se prêter à toute une batterie d'analyses médicales pour rassurer la compagnie et la banque sur les risques qu'elle prend. En outre, l'assurance coûte plus cher. Pour un contrat groupe, les tarifs oscillent entre 0,70 et 1 % du capital emprunté contre 0,30 à 0,40 % pour un contrat classique.


Les emprunteurs n'ont cependant pas intérêt à se tourner vers l'assurance individuelle et la délégation, une assurance individuelle si elle est parfois moins coûteuse, exclut beaucoup plus de risques qu'une assurance « groupe ».


Quand on atteint un certain âge, mieux vaut opter pour la mutualisation du risque.



Les prêts in fi ne constituent-ils une pratique courante vis-à-vis des investisseurs ?


M. B. Les investisseurs sont des clients rêvés pour les banques. Pour leurs prêts in fi ne, elles proposent des taux un peu plus élevés, de l'ordre de 0,10 à 0,20 point de plus que le tarif classique et elles demandent à l'investisseur de placer au moins 30 % de capital sur un contrat d'épargne. Cela permet aux banques de reconstituer leurs marges sur les crédits immobiliers, généralement très faibles avec les primo-accédants. Il faut savoir qu'un client ne devient rentable pour une banque qu'au bout de sept ans en matière de crédit immobilier.



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