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3 questions à Laurent Garnier - Vice-président du Conseil Général du Val-de-Marne chargé de l'aménagement du territoire

"Soutenir l'accession sociale à la propriété"

3 questions à Laurent Garnier - Vice-président du Conseil Général du Val-de-Marne chargé de l'aménagement du territoire
3 questions à Laurent Garnier - Vice-président du Conseil Général du Val-de-Marne chargé de l'aménagement du territoire

Indicateur Bertrand : Quels sont les principaux objectifs du Schéma départemental d'aménagement (SDA) ?


Laurent Garnier : Le Conseil général a entrepris l'élaboration du SDA afin de donner une perspective d'avenir, à l'horizon 2020, pour notre département. C'est une boussole qui nous permet d'avancer résolument vers la transformation du Val-de-Marne et la satisfaction des besoins de ceux qui y vivent et y travaillent. Le SDA se propose donc de relever plusieurs défis. D'abord la création d'emplois et l'implantation d'activités tertiaires, industrielles. Notre département dispose d'atouts et de potentialités dans des secteurs comme la recherche médicale, les biotechnologies, l'image et le multimédia, l'agroalimentaire. Ensuite, nous devons augmenter l'offre en transports en commun plus rationnels et efficaces. Dans le Val-de-Marne, cela veut dire favoriser les liaisons de banlieue à banlieue. Nous proposons donc de réaliser un métro souterrain en rocade qui relierait en 30 mn Fontenay-sous-Bois à Cachan.


I. B. : Du point de vue du logement, quelles sont les orientations du SDA ?


L. G. : La question du logement est cruciale et complexe. La rareté entraîne une flambée des prix des locations et des acquisitions qui exclue les personnes ne possédant pas de revenus suffisants. Notre volonté est de favoriser la construction de 5 000 logements sociaux par an sur la durée du SDA et de soutenir l'accession sociale à la propriété. D'ores et déjà nous sommes engagés sur un plan d'action de quatre ans, 2006-2009 qui mobilise un financement de 120 millions d'euros. Mais notre souhait est d'accompagner la mixité sociale et convaincre les élus et les opérateurs de faire coexister logement social, accession à la propriété et parc locatif privé dans toutes les villes et quartiers du Val-de-Marne.


I. B. : Que pensez-vous des mesures par rapport au foncier de la loi "Engagement National pour le Logement"?


L. G. : Le foncier est la matière première pour construire du logement. Elle est devenue rare et extrêmement coûteuse, surtout en zone dense de l'Ile-de-France. Il faut desserrer la contrainte sous peine d'afficher des ambitions et de ne pas pouvoir les réaliser. Les terrains appartenant à l'Etat et aux entreprises publiques sont le premier gisement disponible. Ils doivent être remis sur le marché à des conditions économiques très en dessous du prix du marché, notamment pour la construction de logements sociaux. Donc, les dispositions prévues dans la loi ENL me semblent aller dans le bon sens. Il faut aussi que la loi SRU soit appliquée avec fermeté sur le seuil obligatoire des 20 % de logements sociaux. L'autre mesure importante est la création d'un établissement public foncier régional en Ile-de-France. Son fonctionnement, appuyé financièrement sur une taxe additionnelle, permettrait l'acquisition de terrains, le gel de leur prix et leur revente dans des conditions intéressantes pour la réalisation de programmes de logements.


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