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3 QUESTIONS À LAURENT ESCOBAR, Directeur associé de Stratis Conseil (société d'études spécialisée en stratégies territoriales, foncières et immobilières)

"L'offre à moins de 3 000 € va devenir rare"

3 QUESTIONS À LAURENT ESCOBAR, Directeur associé de Stratis Conseil (société d'études spécialisée en stratégies territoriales, foncières et immobilières)
3 QUESTIONS À LAURENT ESCOBAR, Directeur associé de Stratis Conseil (société d'études spécialisée en stratégies territoriales, foncières et immobilières)

Indicateur Bertrand : Quelles sont les évolutions du marché du Grand Lyon et de l'Ouest Lyonnais ?


Laurent Escobar : En 2004, le marché du Grand Lyon, du fait de la raréfaction de l'offre dans les gammes les plus abordables, s'est réduit à moins de 4 300 ventes, et certainement pas beaucoup plus de 4 000 en 2005. La montée en gamme des prix au m2 de l'ouest Lyonnais est homothétique à celle du coeur d'agglomération. De fait, le marché de l'ouest Lyonnais s'est également tassé, à moins de 900 ventes annuelles, mais consolide sa part à 22 % du marché.


I. B. : Quelles perspectives pour 2006 ?


L. E. : L'offre à moins de 3 000 €/m2 va devenir de plus en plus rare à l'ouest comme au centre : 45 % du stock proposé, contre encore 70 % en 2005, et 90 % en 2003. Le marché se spécialise donc sur la demande des catégories supérieures, et des ménages déjà propriétaires d'un logement et pouvant équilibrer leur financement par l'apport d'une bonne revente. L'activité de l'ouest Lyonnais devrait donc continuer de baisser en volume, et les prix d'y augmenter en 2006.


I. B. : Quels sont les alternatives ?


L. E. : Quelques opportunités verront certainement le jour à l'ouest, ce plutôt au bénéfice du 2e semestre 2006, mais dans des proportions encore très inférieures aux besoins. Des reports de demande s'observent depuis 2004, notamment vers l'Agglomération de Villefranche, qui a vu son activité passer de 120 ventes en 2003 à plus de 400 en 2005, et ses prix progresser dans le même temps de 2 100 à 2 600 €/m2. L'offre caladoise devrait permettre en 2006 de continuer à faire face à une demande soutenue, de plus en plus alimentée par les ménages lyonnais, dans des prix inférieurs à 3 000 €/m2, dans 80 % des cas. De nouveaux développements immobiliers verront également le jour, sur des marchés nouveaux, le long des autoroutes actuelles et en projet, au sein de communes de taille moyenne, bien équipées en commerces, services et loisir, au paysage de coteaux, et bien desservies en TER depuis Lyon : notamment le renforcement de l'axe ferroviaire Mâcon-Lyon, via Belleville et Villefranche (29 liaisons aller-retour en 20 mn à la Part-Dieu) et la déjà excellente desserte ferroviaire de la Vallée de la Turdine jusqu'à Tarare (20 liaisons aller-retour en 40 mn à la Part-Dieu), doublée de la future A89.


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