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3 QUESTIONS À LAURENT ESCOBAR Directeur associé d’Adéquation, observatoire des marchés immobiliers

“Une forte demande sur l’Est lyonnais”

3 QUESTIONS À LAURENT ESCOBAR Directeur associé d’Adéquation, observatoire des marchés immobiliers
3 QUESTIONS À LAURENT ESCOBAR Directeur associé d’Adéquation, observatoire des marchés immobiliers

Indicateur Bertrand : Le marché de l'agglomération est-il sur un "trend" satisfaisant ?


Laurent Escobar : L'an dernier, il faut souligner que le niveau des mises en vente a été exceptionnel en raison de la sortie simultanée de trois grands projets sur Lyon intramuros : La Duchère, La Confluence et les Jardins de Labuire. Rien que sur le second trimestre 2006, nous avions observé 1 550 ventes alors que le niveau traditionnel est de l'ordre de 700. Depuis vingt ans, nous n'avions pas vu de tels records ! Cette année en 2007, nous pourrions encore atteindre les 4 000 ventes qui, cependant, devraient se tasser au fur et à mesure du déstockage des produits à moins de 3 500 e/m2, les plus en rapport avec la demande actuelle.


I. B. : L'offre est-elle en équilibre avec la demande ?


L. E. : Le marché de l'agglomération est à deux vitesses. La plus grande partie de la demande (70 %) se porte sur des produits de 3 000 à 3 700 e/m2 tandis que le tiers se tourne vers des biens haut de gamme, nouvelle génération, entre 3 500 et 5 000 e/m2. Bien entendu, les produits en dessous de 3 500 e/m2 vont se déstocker plus rapidement que le haut de gamme puisqu'ils répondent à une demande plus importante. A un moment donné, nous risquons de voir apparaître un certain déséquilibre. Les délais d'écoulement des produits haut de gamme s'allongeront tandis que la majorité des clients ne trouvera plus l'offre qui convient à sa capacité financière. Parallèlement, les promoteurs ne peuvent pas réguler le marché puisque les coûts de construction et de foncier continuent de croître. Les collectivités ont conscience de ce problème et travaillent sur la possibilité d'élargir le marché aux zones de renouvellement urbain. Mais il faut du temps pour régénérer des produits de ce type.


I. B. : Observez-vous un déplacement des marchés ?


L. E. : Certainement. L'Est lyonnais représentait 10/15 % du marché en 2004. Aujourd'hui sa part de marché se situe à 25 % et elle sera peut-être de 35 % l'an prochain…La demande se reporte massivement sur ce secteur parce qu'elle trouve encore des produits à 2 800 e/m2 alors que la moyenne est de 3 500 e/m2 sur Lyon et l'Ouest. De même, pendant que l'agglomération perdait environ 1 000 ventes, trois sites en gagnaient autant : Saint-Étienne, Villefranche et l'Isle d'Abeau. C'est une chance fabuleuse pour ces communes. Les clients ont une réflexion sur le compromis à trouver entre leur budget et leur idéal résidentiel. Ils sont mobiles, mais il faut une limite à cela.


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