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3 QUESTIONS À Josiane Alberti, Responsable du recensement du Languedoc-Roussillon à l'Insee

Chaque année, Montpellier gagne 3 800 habitants !

3 QUESTIONS À Josiane Alberti, Responsable du recensement du Languedoc-Roussillon à l'Insee
3 QUESTIONS À Josiane Alberti, Responsable du recensement du Languedoc-Roussillon à l'Insee


Indicateur Bertrand : Dans quelles proportions la population de Montpellier progresse-t-elle ?


Josiane Alberti : Depuis le dernier recensement de 1999, la population de la ville de Montpellier a progressé annuellement de 1,4 %, soit un apport de 3 800 personnes par an et, au total, 26 500 nouveaux habitants. C'est beaucoup. Nous observons toujours l'arrivée d'actifs avec leurs enfants, et cette dynamique de population engendre une attractivité croissance avec l'apport de nouveaux emplois, notamment de services aux personnes, mais aussi avec le développement des universités.


C'est un cercle vertueux. L'apport de population extérieure à Montpellier provient à la fois de la banlieue et d'autres régions de France, notamment d'Île-de-France, Provence-Alpes-Côte d'Azur, Rhône-Alpes et Midi-Pyrénées.


Alors que le solde naturel explique 50 % de la croissance démographique en France, il est de seulement 10 % pour la région Languedoc-Roussillon !


I. B. : Qu'en est-il du littoral ainsi que des villes moyennes de l'Hérault ?


J. A. : Le secteur de Béziers, Agde, Adissan, Florensac et Pézenas, progresse plus rapidement, en pourcentage, que l'agglomération de Montpellier. Ceci s'explique par la proximité de Montpellier et l'attrait de la façade littorale où s'implante une population permanente. Nous constatons qu'en Languedoc-Roussillon, la densification de la population se situe sur le littoral, mais s'élargit de plus en plus vers les terres. Cette tendance est à mettre en lien avec les voies de communication.


Enfin, nous constatons que les villes moyennes attirent de plus en plus : c'est notamment le cas de Lunel et des villes comprises entre 20 000 et 50 000 habitants, où le coût de la vie s'avère inférieur à celui des grands centres.


I. B. : Quels enseignements peut-on tirer et pour quelles perspectives ?


J. A. : Dans les années soixante et soixante-dix, la région Paca était la plus attractive des régions françaises.


Puis, le Languedoc-Roussillon a émergé avec les grandes stations du littoral, la venue des pieds-noirs, l'implantation d'IBM. Dans les années 90, le relais a été pris par le développement des nouvelles technologies, et la communication faite par Montpellier. Depuis, la région reste très attractive et la dynamique se maintient, à ceci près que l'on observe une stabilisation avec les régions Midi-Pyrénées, Aquitaine ou Pays de Loire.


Nous entrons dans une phase de rééquilibrage.

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