3 QUESTIONS À Jean-Yves Sénant, Maire d'Antony

Indicateur Bertrand : Quels sont les grands projets en cours et à venir à Antony ?

3 QUESTIONS À Jean-Yves Sénant, Maire d'Antony
3 QUESTIONS À Jean-Yves Sénant, Maire d'Antony

Jean-Yves Sénant : Nous avons le projet de la Croix-de-Berny, un grand carrefour historique remontant à Louis XV : un centre d'affaires et des logements ont été construits au sud alors que, sur le côté nord, 2 à 3 hectares sont la propriété de la RATP, qui projette aussi bureaux et logements. Dans le cadre d'Antonypôle, au sud de la ville, 40 hectares de logistique doivent progressivement évoluer vers la haute technologie.


C'est notre projet, et je pense qu'il convient parfaitement à notre ville en raison de l'environnement scientifique : centres de recherche, universités, grandes écoles... en bordure du plateau de Saclay.


La requalification du Noyer Doré avec l'Anru devrait prendre fin dans trois ans. Ce sera sans doute l'un des premiers projets hexagonaux de renouvellement urbain mené à son terme.


La grande barre emblématique a été démolie et remplacée par 250 logements, pour l'essentiel en accession libre.


Il nous reste à construire une résidence sociale pour étudiants, du locatif avec la Foncière Logement et un immeuble de 45 appartements en accession sociale, un dispositif auquel nous sommes très favorables.


I. B. : Qu'en est-il de l'accession libre à la propriété ?


J.-Y. S. : Franco Suisse, Bouygues Immobilier, Kaufman &Broad, Nexity, Icade sont actifs sur Antony, et l'on trouve des opérateurs locaux, comme Labati, à La Croix-de-Berny.


En 2007, il s'est construit 500 logements. En période creuse, comme actuellement, nous prévoyons de 100 à 150 unités, ce qui maintient à peine notre population à 60 600 habitants. Les Antoniens sont propriétaires résidents à 55 %. Nos 8 000 pavillons représentent le tiers des logements, mais couvrent les deux tiers de la superficie.


La moyenne est de 4 000€/m2 dans l'ancien et de 5 000 €/m2 dans le neuf, avec quelques pointes vers 6 000 €en centreville.


Des pavillons des années 20, sur des parcelles de 300m2, se vendent souvent pour être transformés en maisons modernes de qualité. Ce sont de belles opportunités.


I. B. : Quel est votre point de vue sur le Grand Paris ?


J.-Y. S. : Une région capitale, avec davantage d'autorité et de capacité de décision, est peut-être souhaitable pour la France. Mais, en tant qu'élu local, je vois mal ce que le Grand Paris peut apporter aux Antoniens. La commune a bien évolué depuis les lois de décentralisation et n'a pas besoin qu'on lui impose ses décisions d'aménagement.


Ce serait revenir 30 ans en arrière.

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