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3 QUESTIONS À Jean-Pierre Laurent, Notaire à Barneville-Carteret et vice-président de la chambre des notaires de la Manche

"Depuis l'automne, l'immobilier résidentiel côtier a tendance à relever la tête"

3 QUESTIONS À Jean-Pierre Laurent, Notaire à Barneville-Carteret et vice-président de la chambre des notaires de la Manche
3 QUESTIONS À Jean-Pierre Laurent, Notaire à Barneville-Carteret et vice-président de la chambre des notaires de la Manche


Indicateur Bertrand : constatezvous une reprise du marché depuis le dernier trimestre 2009 ?


Jean-Pierre Laurent : la crise a été ressentie dès fin 2007 ici. Le volume des transactions chutait et 2008 a confirmé la tendance baissière.


La situation était complètement bloquée dans l'ancien au 1er semestre 2009. On ne savait pas alors quelle serait la durée et l'amplitude de la crise. Depuis l'automne, les visites ont repris et nous sommes revenus aux volumes de transactions de 2004-2005. Nos analyses statistiques s'arrêtent fin octobre 2009. Elles ne laissent donc pas apparaître les frémissements du dernier trimestre 2009 et de début 2010.


Il faut s'en tenir aux remontées des études. Nous recevons à la chambre des échos différents selon les secteurs sur lesquelles celles-ci portent. Les transactions reprennent dans les agglomérations.


La campagne souffre énormément, les Anglais l'ont déserté depuis trois ou quatre ans. Même les maisons de caractère sont difficiles à vendre en ce moment. On note néanmoins que le résidentiel côtier a tendance à relever la tête. Sur mon secteur, on voit l'activité reprendre sur la côte ouest, de Vauville à Agon-Coutainville. Les transactions sont encore peu importantes, mais les produits sur le marché intéressent des acquéreurs potentiels.



I. B. : dans ce contexte, comment se comportent vendeurs et acquéreurs sur le littoral ?


J-P. L. : la reprise se constate surtout sur les petits budgets, entre 150 000 et 200 000 €.. Au-delà, dans les stations balnéaires comme dans les campagnes, où les ventes autour de 300 000 € étaient nombreuses il y a trois ans, le marché reste sinistré. Mais la sortie de crise financière annoncée devrait soutenir le moral des acquéreurs. Sur mon secteur, les quelques acheteurs sont des actifs et des pré-retraités, qui envisagent éventuellement de s'installer ici dans les années à venir.



I. B. : quels éléments les acquéreurs de biens neufs doivent-ils surveiller pour garantir le bien-fondé de leur investissement ?


J-P. L. : le marché du neuf, animé par le Scellier pour les investisseurs et par le Pass-foncier pour les primo-accédants, est complètement déconnecté de celui de l'ancien.


Mais si je m'en tiens à mon secteur, où plusieurs programmes sont sortis dans les cinq à six dernières années, je déconseillerais néanmoins à un promoteur de se lancer dans une nouvelle opération aujourd'hui.


Les programmes sont rares, mais il faut être très sélectif et n'investir que dans des secteurs porteurs, extrêmement bien placés.


La moindre des choses est de se déplacer et de faire une petite enquête avant de signer.



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