3 QUESTIONS À JEAN-PIERRE BALDUYCK, Maire de Tourcoing

"Tourcoing intéresse les promoteurs"

3 QUESTIONS À JEAN-PIERRE BALDUYCK, Maire de Tourcoing
3 QUESTIONS À JEAN-PIERRE BALDUYCK, Maire de Tourcoing

Indicateur Bertrand : Quels sont les grands chantiers de la ville ?


Jean-Pierre Balduyck : Notre ville change et son image est aujourd'hui bien différente de celle de cité industrielle, héritée du passé. La place que Tourcoing occupe au sein de la métropole lilloise est basée sur une politique culturelle active. 15 % du budget de la mairie est consacré à la culture et notre Atelier Lyrique affiche une programmation d'envergure nationale. Parmi les équipements à venir, le centre nautique qui ouvrira l'an prochain sera l'établissement de sports et de loisirs le plus moderne au nord de Paris. En coeur de ville, le nouveau centre commercial Altaréa ouvrira ses 15 000 m2 en 2009. Et nous ne travaillons pas seulement sur le centre-ville. Dans le quartier du Virolois, la reconversion de vastes friches industrielles nous a permis d'imaginer de nouveaux espaces de loisirs, d'apprentissage avec l'implantation d'un lycée professionnel et d'espaces verts.


I. B. : Qu'en est-il de l'évolution de l'habitat ?


J.-P. B. : Nous bénéficions de la dynamique de l'ensemble de la métropole lilloise, liée à l'arrivée du TGV, à l'implantation d'entreprises tertiaires. L'apport de population a entraîné une augmentation de la demande et donc des prix de l'immobilier. Une hausse qui se répercute dans les autres villes de l'agglomération, bien reliées à la ville centre par les transports en commun. Tourcoing, qui est à 25 mn du centre de Lille par le tramway et 35 mn par le métro, voit elle aussi les prix grimper, même si nous restons moins chers que Lille. La dynamique du bouche-à-oreille joue à plein : les habitants de Tourcoing deviennent des défenseurs de leur ville et en véhiculent une image positive. Il y a 4 ou 5 ans, les promoteurs ont commencé à arriver, prudemment. Le succès de leurs réalisations neuves les a conduits à revenir et aujourd'hui, lorsque du terrain se libère dans la commune, ils viennent nous présenter des projets.


I. B. : Beaucoup de logements neufs sont-ils programmés ?


J. -P. B. : Nous possédons encore du terrain, avec les friches et les emprises industrielles. Le rythme actuel de construction tourne autour de 350 logements par an et nous comptons le maintenir. Parmi ces logements, il y a bien sûr une part importante dédiée à l'habitat social. Quelques investisseurs locatifs commencent à arriver, mais les gens du Nord aiment être propriétaires de leur logement et la grande majorité des acquéreurs sont donc des gens qui s'installent. Nous bénéficions également d'un patrimoine architectural de maisons en brique bien conservées, auquel nous tenons. Elles nécessitent des aménagements, mais elles intéressent les acquéreurs. D'anciennes usines textiles séduisent également les constructeurs de lofts. Nos opérations de renouvellement urbain sont donc un peu particulières, car nous avons peu de bâtiments à détruire et plutôt besoin de réaménager, de créer des espaces verts, etc.


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