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3 QUESTIONS À JEAN-MARIE MONTAZEAUD, notaire, président de la commission statistiques immobilières d’Ile-de-France

“Les prix du grand logement ancien démarrent à 180 000 euros”

3 QUESTIONS À JEAN-MARIE MONTAZEAUD, notaire, président de la commission statistiques immobilières d’Ile-de-France
3 QUESTIONS À JEAN-MARIE MONTAZEAUD, notaire, président de la commission statistiques immobilières d’Ile-de-France

Indicateur Bertrand : Quel est le budget nécessaire pour acquérir un grand logement ancien, par exemple un 4-pièces ?


Jean-Marie Montazeaud : Au 2e trimestre de cette année, il fallait compter en moyenne 300 000 euros. Le département le moins onéreux demeure la Seine-Saint-Denis, dans laquelle le prix médian avoisine 180 000 euros, mais les tarifs affichent un niveau relativement similaire en Seine-et-Marne, dans l’Essonne et dans le Val d’Oise. En revanche, ils sont nettement plus élevés ailleurs : autour de 235 000 euros dans le Val-de-Marne et les Yvelines, de 370 000 euros dans les Hauts-de-Seine et de 571 000 euros à Paris.


I. B. : Où a-t-on le plus de chances de dénicher un 200 m2 et plus ?


J.-M. M. : Dans l’Ouest de Paris essentiellement, où se trouvent des biens d’exception comme les appartements haussmanniens. S’offrir un tel morceau d’histoire revient très cher : un 11-pièces de 414 m2 du quartier Chaillot a été vendu 11,5 millions d’euros. Des transactions exceptionnelles ont toujours lieu à Neuilly, comme cette villa sur trois niveaux et 700 m2 de terrain, cédée pour 7,1 millions d’euros. Quant aux logements neufs, ils atteignent rarement une très grande taille. À partir d’un certain prix, la clientèle préfère une maison.


I. B. : Quelles sont vos observations sur les prix ?


J.-M. M. : Fin juin, Paris enregistrait une hausse annuelle de 10 % et un prix moyen de 6 580 euros/m2. Durant le 2e trimestre, certains arrondissements ont augmenté (2e, 6e) tandis que d’autres étaient stables (4e) ou baissaient légèrement (- 0,9 % dans le 8e et le 1er). En périphérie, seule la grande couronne a connu une baisse trimestrielle : - 0,5 % pour les appartements et - 0,3 % sur les maisons. Cette diminution est amenée par celle des grands logements (- 2% sur les 5-pièces et plus), mais les studios ont augmenté de 3,6 %. Certaines villes ont été baissières, comme Gennevilliers, Pantin, Champigny-sur-Marne, Argenteuil, Torcy, Cergy et Pontoise. Ces reculs sont salutaires, car la hausse avait été forte au cours des dix dernières années : +140 % en Ile-de-France et +180 % à Paris. Gageons qu’ils permettront de resolvabiliser la clientèle, qui reste très attirée par l’immobilier.


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