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3 QUESTIONS À JEAN-MARIE EBEL, Président de l’Observatoire de l’Immobilier d’Habitat

“Les projets d’habitat adaptés aux actifs se multiplient sur notre territoire”

3 QUESTIONS À JEAN-MARIE EBEL, Président de l’Observatoire de l’Immobilier d’Habitat
3 QUESTIONS À JEAN-MARIE EBEL, Président de l’Observatoire de l’Immobilier d’Habitat

Indicateur Bertrand : Le niveau de l'offre est-il satisfaisant sur la Côte d'Azur ?


Jean-Marie Ebel : Non seulement l'offre n'est pas suffisante, mais nous avons assisté au cours de l'année 2007 à un retournement du niveau de l'offre qui nous a surpris par sa brutalité. Avec une offre nouvelle en retrait de 34 %, la situation est inquiétante. Elle s'explique par la lenteur avec laquelle les documents d'urbanisme se sont mis en place. Autrement dit, il ne s'agit en aucun cas d'une démarche volontaire des professionnels de réduire les mises en ventes de logements, mais de raisons purement administratives. Je ne nie pas l'aspect conjoncturel, mais j'insiste sur les raisons structurelles qui expliquent cette chute de l'offre, d'autant qu'elle a pour effet pervers de relancer une pression sur les prix de vente des programmes et du foncier.


I. B. : Dans d'autres régions, certains professionnels évoquent une prochaine baisse des prix du foncier. Pas vous ?


J.-M. E. : Sur le marché "libre", cette tendance à la baisse des prix du foncier n'est absolument pas une réalité. Les résiduels de foncier étant en baisse d'un document d'urbanisme à l'autre, ils ne génèrent aucun potentiel. Si, dans les nouveaux PLU, des efforts semblent avoir été mis en oeuvre, il n'en reste pas moins que le foncier est moins fluide qu'ailleurs. Voilà pourquoi je me bats pour la mise en place d'une densité qualitative, à la fois économe et rationnelle en matière de consommation de foncier. D'autant que nous sommes en situation de sous-offre de 1 800 logements annuels depuis une décennie pour répondre aux actifs. Le rattrapage sera long, raison de plus pour ne pas perdre de temps.


I. B. : Justement, quel bilan dressez-vous des efforts menés en direction des actifs ?


J.-M. E. : Avec l'aide de l'État et des collectivités territoriales, nos efforts en matière de logements pour actifs portent enfin leurs fruits. Grâce au lancement d'opérations d'ensemble, les appels à projets se multiplient et certains d'entre eux seront commercialisés cette année. De plus, certaines communes prévoient des emplacements réservés, compris entre 20 et 50 % de logements conventionnés sur certaines opérations. L'ensemble des acteurs a réellement pris conscience de l'urgence de la problématique du logement dans le département.






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