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3 QUESTIONS À Jean-François Morineau, Directeur général délégué Transactions ancien de BNP Paribas immobilier résidentiel

Indicateur Bertrand : Comment s'est comporté l'ancien au cours de l'année écoulée ?

3 QUESTIONS À Jean-François Morineau, Directeur général délégué Transactions ancien de BNP Paribas immobilier résidentiel
3 QUESTIONS À Jean-François Morineau, Directeur général délégué Transactions ancien de BNP Paribas immobilier résidentiel

Jean-François Morineau : Par rapport à 2007, la première partie de l'année a été très bonne jusqu'en juillet. Puis un vrai ralentissement s'est produit en septembre/octobre, mais, compte tenu de la chute de la Bourse, l'immobilier a retrouvé une clientèle en fin d'année. Les acquéreurs apprécient la solidité du placement pierre, qui ne risque pas d'être divisé par trois comme certaines valeurs boursières. Et, étant donné que les prix baissent, les rendements augmentent. Les étrangers sont moins nombreux à acquérir des biens de prestige, notamment les Russes, mais la clientèle du Moyen-Orient est revenue en force. Ils sont plus sélectifs, mais prêts à payer pour une perle rare.


I. B. : Mais les prix baissent-ils vraiment ?


J.-F. M. : Prétendre qu'ils reculent globalement de 10 % ne serait pas réaliste. Nous assistons au retour de la graduation des prix en fonction de la qualité du bien. Le dernier étage avec une belle vue et en bon état se vend au même tarif qu'il y a six mois.


Par contre, l'appartement au rez-de-chaussée avec un vis-à-vis médiocre va vivre une véritable baisse parce qu'il était devenu trop cher.


La différence entre ces deux types d'appartements peut atteindre 10 à 15 % dans le même immeuble, ce qui avait quasiment disparu.


Une graduation s'opère aussi entre les localités. Sur un marché où les constructions récentes sont assez nombreuses, des négociations sont possibles. Mais, à Paris, où le neuf est rare, les prix évolueront très peu.


En fait, tout dépend de l'offre et de la demande. Ce sont l'effet rareté et la qualité qui créent la différence.


Dans ces conditions, le marché est redevenu sain. Les vendeurs écoutent maintenant les avis des professionnels, alors que les dernières années avaient conduit à des excès.


I. B. : Quel est votre point de vue sur les récentes mesures du gouvernement ? Ne sont-elles pas un peu pauvres dans l'ancien ?


J.-F. M. : Ces mesures sont en faveur des locataires et des acquéreurs de neuf. Nous aurions souhaité davantage de garanties sur le paiement des loyers, une déduction des frais annexes et des incitations à l'investissement. On peut cependant réussir de bons placements dans l'ancien. J'ai l'exemple d'un client qui a acquis un studio à Asnières pour 80 000 €et obtient un rendement de 6 % après travaux. C'est vers la rénovation qu'il faudrait orienter les mesures pour donner un effet de masse plus fort et embellir nos villes.



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