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3 QUESTIONS À JEAN-FRANÇOIS GABILLA Président de la Fédération des promoteurs-constructeurs “Le confort, c’est avoir plus d’espace”

Indicateur Bertrand : De quelle manière un logement neuf est-il parfaitement “au goût du jour”, en phase avec les nouvelles attentes des familles, par rapport à un logement ancien ?

3 QUESTIONS À JEAN-FRANÇOIS GABILLA Président de la Fédération des promoteurs-constructeurs “Le confort, c’est avoir plus d’espace”
3 QUESTIONS À JEAN-FRANÇOIS GABILLA Président de la Fédération des promoteurs-constructeurs “Le confort, c’est avoir plus d’espace”

Jean-François Gabilla : Deux évènements ont bouleversé la conception des logements. Il s'agit d'une part de la RT2005 (réglementation thermique), entrée en application en septembre 2006 et, d'autre part, de la réglementation sur l'accessibilité des personnes handicapées, en vigueur depuis le 1er janvier 2007. Les parties communes doivent être larges et confortables, et ne pas être un parcours semé d'embûches. Pour répondre à cette nouvelle réglementation, les logements doivent être plus grands de 3 ou 4 m2 au minimum. Couloirs plus larges, salles de bains et WC conçus pour que les fauteuils roulants puissent faire demi-tour... Cela nous a amenés à réfléchir sur la recomposition des logements. Le neuf est aussi parfaitement “au goût du jour”, car il est toujours plus confortable pour ses occupants, toujours plus performant thermiquement que le logement ancien. Mais ce dernier continue assez injustement à bénéficier de la hausse des prix du neuf, alors qu'il y a vraiment un abîme technique entre les deux. L'ancien est, de très loin, moins performant que le neuf. Seul bémol dans tous ces progrès, les coûts de construction, qui ne cessent d'augmenter. On se heurte à un problème de solvabilité. De plus, on ne cesse d'améliorer les prestations de l’habitat, par exemple la fibre optique que nous allons bientôt inclure dans les logements. C'est un progrès, mais aussi une contrainte technique supplémentaire et, au final, tout cela a un coût !


I. B. : Le vieillissement de la population – et le besoin d'un maintien à domicile dans de bonnes conditions – sont-ils aujourd'hui mieux pris en compte ?


J.-F. G. : En général, les logements des personnes âgées sont plus grands que la moyenne, car ils ont beaucoup de meubles et sont habitués à recevoir... Mais la notion de vieillissement est surtout prise en compte dans les résidences spécialisées. Cela se traduit, par exemple, par des maisons accolées avec un gardien et des services annexes, comme une personne qui se charge de venir animer la copropriété. Mais ce genre d'endroit est encore assez rare. Les seniors préfèrent côtoyer des jeunes, des familles...


I. B. : L'espace est-il un enjeu prioritaire dans le logement d'aujourd'hui ?


J.-F. G. : Nous avons en effet mené toute une réflexion autour de l’optimisation des surfaces. Je continue à penser que le confort, c'est avoir davantage d'espace, et même plus de hauteur sous plafond. Mais je me pose des questions : pourquoi ne pas traverser le séjour pour arriver à la chambre et économiser ainsi un hall d'entrée ? Pourquoi ne pas avoir une cuisine américaine ? Cela permettrait de gagner de précieux mètres carrés...


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