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3 QUESTIONS À JEAN-FRANÇOIS GABILLA Président de la fédération des promoteurs-constructeurs

“Le haut de gamme : un lieu et des volumes”

3 QUESTIONS À JEAN-FRANÇOIS GABILLA Président de la fédération des promoteurs-constructeurs
3 QUESTIONS À JEAN-FRANÇOIS GABILLA Président de la fédération des promoteurs-constructeurs

Indicateur Bertrand : Quand parlet- on de haut de gamme ?


Jean-François Gabilla : Il n'existe pas de définition littérale de ce marché. Il y a les produits exceptionnels que peuvent être, par exemple, une opération sur la presqu'île de Saint-Jean-Cap-Ferrat, à Cap- Martin ou sur le Cap d'Antibes avec des maisons qui dépasseront les 10 000 e/m2. Dans le très haut de gamme, vous trouverez aussi des appartements avec des prestations hors du commun, des jacuzzis dans les chambres, voire des piscines privatives. Ce marché ne représente même pas 0,5 % de la production. Plus généralement, la notion de haut de gamme sera à définir en fonction du marché local. Dans chaque ville, vous avez quelques opérations qui sortent du lot, par la qualité de leurs prestations et un certain nombre d'éléments qui les distinguent du reste de la production, essentiellement par leur situation et les volumes confortables. Cela représente, plus ou moins, 10 % de l'offre. Attention, un appartement haut de gamme (10 000 e/m2 à Paris, 4 000 e/m2 à Lyon, etc.) n'est pas forcément luxueux.


I. B. : Est-ce un marché porteur ?


J.-F. G. : L'expérience a montré que lorsqu'il y a une crise sur le marché, elle se manifeste d'abord par le haut. Aujourd'hui, on ne note pas de décrochage particulier sur le haut de gamme, mais il n'y a pas non plus une offre exceptionnelle dans ce domaine. Dans le contexte de pénurie que nous connaissons à Paris et en Ile-de-France, tout se vend encore vite. En province, les produits bien placés à 5 000 ou 6 000 e/m2 sont rapidement écoulés. Etant donnés les prix d'achat, ce ne sont en revanche pas des produits qui intéressent les investisseurs, sauf cas particuliers (établissements financiers, politique de logement de fonction, etc). Sur ces produits, un ou deux mois de vacance représente une perte importante. A investissement égal, les propriétaires bailleurs ont intérêt à opter pour deux ou trois logements d'une gamme inférieure pour diminuer les risques.


I. B. : Le haut de gamme est-il innovateur, en matière d'architecture, de matériaux, de prestations ?


J-F. G. : L'avenir est certainement au développement des services associés au logement. Dans le très haut de gamme, ce seront des services d'accueil, des possibilités d'hébergement annexe pour recevoir ses invités, un portier pour garer sa voiture, etc. Sur le haut de gamme plus classique, la clientèle étant constituée pour une part de personnes âgées, il semble logique de développer des services d'accompagnement et d'aide au maintien à domicile. L'autre tendance est à la personnalisation. Sur certaines opérations, des promoteurs proposent les services d'un architecte d'intérieur.


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