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3 QUESTIONS À JEAN-CLAUDE GUIBAL Député-maire de Menton, président de la Communauté d’agglomération

“Nous voulons favoriser la mixité sociale”

3 QUESTIONS À JEAN-CLAUDE GUIBAL Député-maire de Menton, président de la Communauté d’agglomération
3 QUESTIONS À JEAN-CLAUDE GUIBAL Député-maire de Menton, président de la Communauté d’agglomération

Indicateur Bertrand : La situation géographique de Menton a-t-elle des conséquences en matière d'habitat ?


Jean-Claude Guibal : Clairement, oui. Nous sommes à la fois soumis à la loi littoral, mais aussi à la loi montagne et au plan de prévention des risques naturels. Il n'y a plus de foncier constructible sur la commune et aucune réserve. Or, la demande de logements est très forte mais aussi contrastée. Les demandes de pied-à-terre de Milanais ou de Turinois vont vers des logements de 20 à 30m2, souvent vendus à des prix exorbitants, mais encore moins cher qu'à Milan ou Turin. A côté de cette requête, nous avons une demande d'actifs, notamment exerçant une profession en Principauté de Monaco. Notre problème majeur est donc de favoriser la mixité sociale en accueillant les actifs.


I. B. : Quelles actions menezvous pour y répondre ?


J.-C. G. : Elles peuvent paraître marginales mais elles sont essentielles. Nous menons en centre-ville une troisième OPAH en vue de reconquérir le bâti ancien, superbe mais dégradé. Cette reconquête du centre-ville existant est appuyée par les aides du conseil général, de l'Anah et de la Ville. Nous luttons par ailleurs contre les logements vacants que nous estimons à 1 200 sur les communes de Beausoleil, Roquebrune et, bien évidemment, Menton. Enfin, nous menons des efforts pour favoriser la construction de logements sociaux avec la prise en charge de la surtaxe foncière. Menton compte ainsi 4/5e des logements HLM situés à l'est de Nice. Entre la présence de la Foncière Logement sur trois opérations et des promoteurs acceptant de se voir imposer la réalisation de 20 % de leur opération en PLS, nous répondons aux actifs.


I. B. : Une politique en faveur de l'accession est-elle possible ?


J.-C. G. : Tout d'abord, je précise que le salaire moyen mensuel est de 1 300 e, ce qui limite la possibilité de devenir accédant. C'est pourquoi nous développons le PLS en le faisant financer par le secteur privé. Nous venons ensuite d'expérimenter un programme privé à prix maîtrisés à 2 600 e/m2. Nous souhaitons poursuivre cette voie. Sur le territoire de l'agglomération, à terme, le Moyen Pays va voir sa population augmenter et la politique de la CARF devra accompagner ce phénomène en conservant à l'esprit de loger ses actifs.


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