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3 QUESTIONS À JEAN-CLAUDE BACHELOT Adjoint au maire d'Angers en charge de l'habitat

"Les promoteurs jouent le jeu"

3 QUESTIONS À JEAN-CLAUDE BACHELOT Adjoint au maire d'Angers en charge de l'habitat
3 QUESTIONS À JEAN-CLAUDE BACHELOT Adjoint au maire d'Angers en charge de l'habitat

Indicateur Bertrand : En quoi consiste la politique de développement durable d'Angers ?


Jean-Claude Bachelot : Notre ville possède un patrimoine naturel envers lequel nous avons des devoirs, de même que vis-à-vis des générations passées et futures. Nous avons pris l'orientation du développement durable dès 1997, en mettant en place l'Agenda 21. Dès 1999, cette politique prenait en compte le bâtiment et l'année suivante, nous l'avons appliquée aux réhabilitations. Le fait de réussir à concilier les différents objectifs et les différents acteurs, par delà les sensibilités diverses, dans l'intérêt d'Angers, est l'un des facteurs de réussite de cette politique. Nous n'avons pas voulu faire des "coups médiatiques", mais mettre en oeuvre une politique globale. Le réaménagement durable des quartiers est complexe. C'est de "l'antispectaculaire", mais sur le long terme, les résultats seront spectaculaires !


I. B. : Comment se concrétise la démarche environnementale ?


J. -C. B. : Il faut prendre en compte le bâtiment et son environnement. Pour le quartier Desjardins, où les premiers chantiers ont démarré en octobre, nous avons réalisé les jardins dès l'automne 2005, pour qu'ils soient prêts lorsque les premiers habitants arriveront. Un quartier en développement durable, cela signifie se soucier de la maîtrise de l'énergie dans les bâtiments, mais aussi pour l'éclairage public. Dans le quartier Desjardins, nous avons travaillé sur des enjeux. Par exemple, pour les économies d'eau, il faut pouvoir limiter les écarts entre les points de production d'eau chaude et ceux d'utilisation. Il faut aussi poser le problème de la récupération des eaux pluviales et mettre en place des chaussées drainantes. Nous sommes allés voir ce qui se faisait ailleurs, par exemple les toitures végétales qu'utilisent les Allemands. Mais notre approche est pragmatique et nous ne voulons pas imposer des expériences qui resteraient incomprises des habitants. Sur le développement durable, il faut une approche pédagogique.


I. B. : Les promoteurs vous suivent-ils ?


J. -C. B. : Il y a plus d'un an, nous les avons réunis pour leur présenter notre politique du logement. Nous avions deux exigences : tout le monde en HQE® et la présence de logements sociaux dans toutes les opérations, à hauteur de 25 à 30 % car nous souhaitons conserver la mixité sociale qui caractérise Angers, avec 33% de logements sociaux. Les règles du jeu sont claires et les promoteurs ont accepté de jouer le jeu. Il faut trouver des équilibres quant aux surcoûts liés à la production en HQE et à la recherche d'une meilleure qualité. En tant que bailleur social, même si nos prix de revient sont moindres, nous connaissons les mêmes difficultés. Nous sommes donc compréhensifs par rapport à cette problématique. Le tout est de viser un objectif et de se donner les moyens d'y parvenir et c'est aussi en mettant en oeuvre des réalisations et en se frottant aux problèmes concrets que nous pouvons faire avancer la qualité environnementale du logement et des quartiers.


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