3 QUESTIONS À Jaouad Boumaiz, Directeur d'agence du Crédit Foncier

"Des opérations pour primoaccédants à prix maîtrisés"

3 QUESTIONS À Jaouad Boumaiz, Directeur d'agence du Crédit Foncier
3 QUESTIONS À Jaouad Boumaiz, Directeur d'agence du Crédit Foncier


Indicateur Bertrand : Comment expliquer les bons résultats du marché à Montpellier ?


Jaouad Boumaiz : La performance du marché montpelliérain s'explique en grande partie par le succès du dispositif Scellier en promotion immobilière, malgré un certain pessimisme qui était affiché en début d'année 2009 par la profession. Qu'il s'agisse de Scellier couplé ou non avec du PLS, le succès a été au rendez-vous.


Toujours très présents à Montpellier, les investisseurs sont issus de CSP+ et sont originaires de toute la France, soit dans une démarche patrimoniale soit dans une perspective uniquement fiscale.


Quant à l'accession, le marché n'est pas euphorique, à l'image de ce qu'il était fin 2008, mais il tente de retrouver un second souffle. Jusqu'à 250 000 €, les accédants sont présents, mais au-delà, dans la revente, le marché connaît des blocages car il a connu moins d'incitation fiscale que sur le neuf. Est-ce une volonté ou un oubli du plan de relance, toujours est-il que celui-ci a parfaitement fonctionné.



I. B. : Et les logements à prix maîtrisés ?


J. B. : Montpellier offre, effectivement, quelques programmes pour primo-accédants à prix maîtrisés, afin de favoriser les actifs à la recherche d'un logement. Le procédé est si intéressant au regard de l'aspect attractif des prix que, dans les quinze jours suivant leur lancement, ces logements sont vendus et les listes d'attente d'acquéreurs potentiels sont importantes. La demande des primo-accédants montpelliérains est très forte mais, en raison du niveau des prix et de l'offre qui n'est pas toujours adaptée à leur budget,ils s'éloignent de leur lieu de travail vers la première couronne, vers des communes proches comme Castelnau-le-Lez. Il convient d'opérer une distinction entre les primo-accédants ayant réfléchi leur projet disposant d'un apport personnel et ceux achetant sur un coup de coeur avec des financements de plus longue durée.



I. B. : La résidence secondaire a-t-elle sa place ?


J. B. : De façon générale, plusieurs clientèles se côtoient à Montpellier, mais les étrangers, notamment les Britanniques, ont disparu du marché. Nous continuons à observer la venue d'acheteurs en résidence secondaire, avec un budget moyen de 350 000 €. Quoi qu'il en soit, avec Montpellier, les acheteurs non locaux ont toujours la sensation de réaliser une bonne acquisition, tellement la ville draine d'images positives. Au regard de ce contexte local, des mesures en vigueur et de la baisse des taux, on peut être relativement confiant pour cette année 2010.



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