3 QUESTIONS A ISABELLE COUETOUX DU TERTRE, Directeur adjoint de l'Anil

Indicateur Bertrand : Quelle est la première préoccupation des candidats à l'achat d'un logement qui consultent les Adil ?

3 QUESTIONS A ISABELLE COUETOUX DU TERTRE, Directeur adjoint de l'Anil
3 QUESTIONS A ISABELLE COUETOUX DU TERTRE, Directeur adjoint de l'Anil

Isabelle Couëtoux du Tertre : Pour 70 % d'entre eux, les consultants viennent très en amont de leur projet. Ils cherchent avant tout un diagnostic financier. A partir de leurs revenus, nous déterminons le montant de l'opération qu'ils peuvent envisager, nous effectuons des simulations et les informons sur les prêts les mieux adaptés à leur situation. En 2005, les Adil ont réalisé un million de consultations sur les 68 départements dans lesquels elles sont implantées , dont 200 000 concernaient l'accession à la propriété. Ils ont, dans la majorité des cas, une idée assez vague des financements qui peuvent les aider à devenir propriétaire. Ainsi, 45 % des consultants des Adil n'ont pas sollicité le prêt Pas parce qu'ils ne le connaissent pas. Or, ils se privent de certains avantages dont l'APL.


IB. : Dans l'ensemble des consultations des ADIL, voyez-vous un effritement de l'apport personnel des acquéreurs ?


IC. T. : Au contraire. Sur les consultations effectuées en 2004, nous avons constaté une légère augmentation de l'apport personnel des consultants. Cet apport est, en effet, passé à 21 900 € contre 21 000 € l'année précédente. L'explication tient sans doute à l'effritement de l'accession sociale à laquelle on assiste. Les catégories les plus modestes sont écartées du marché immobilier en raison de la hausse importante des prix. D'ailleurs, l'endettement des ménages qui accèdent à la propriété est passé d'un peu plus de trois années en 2000 à trois années trois quarts en 2004. La progression est donc très importante. Par ailleurs, la durée des prêts ne cesse de s'allonger. Aujourd'hui, 70 % des personnes qui consultent l'Adil empruntent sur 20 ans ou plus.


IB. : Avec la flambée des prix, les candidats à l'acquisition vont de plus en plus loin. Ont-ils conscience des frais que cela implique à l'année ?


I. C. T. : Nous ne cessons de les alerter sur le sujet. Surtout ceux qui font construire une maison individuelle. Car dans ce cas, les acquéreurs doivent intégrer dans leur plan de financement, tous les frais annexes de la construction : raccordement aux différents réseaux, taxes locales...Pour ceux qui achètent en copropriété, il faut absolument intégrer les charges parfois très importantes...Et puis, penser aux frais de transport très élevés aujourd'hui en raison des distances de plus en plus grandes à parcourir du lieu de travail au domicile et de la hausse du pétrole. Un effort de pédagogie reste à faire. C'est la raison pour laquelle nous éditons toute une série de dépliants à leur intention.


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