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3 QUESTIONS À Guy Potin, vice-président délégué à l'habitat Rennes Métropole

"Un objectif ambitieux de 4 500 logements par an pour répondre aux besoins"

3 QUESTIONS À Guy Potin, vice-président délégué à l'habitat Rennes Métropole
3 QUESTIONS À Guy Potin, vice-président délégué à l'habitat Rennes Métropole


Indicateur Bertrand : avec 70 000 habitants supplémentaires attendus sur l'agglomération rennaise d'ici à 2020, le programme local de l'habitat a fixé les objectifs de construction à 4 500 logements par an. Comment faire pour maintenir un niveau de production élevé dans le contexte de crise actuel ?


Guy Potin : 4 500 logements par an, c'est un objectif ambitieux. L'année dernière, nous l'avons rempli à 90%.


En nous emparant, dès 2008, des dispositifs de relance de façon cohérente (93 dossiers Scellier investisseurs et 524 pass-foncier en 2009), puis en transformant des opérations lancées dans le privé en accession sociale, nous avons absorbé les effets directs de la crise sur les projets déjà "dans les tuyaux". Ces mesures ne concernent que deux produits particuliers, mais ils répondent aux besoins de ménagesmodestes avec enfants. En ne ralentissant pas les opérations d'aménagement et la constitution de réserves foncières, nous créons par ailleurs les moyens d'être réactifs dès que la machine se remettra en route. Certaines interrogations persistent pour les mois à venir, concernant notamment la capacité des organismes collecteurs du 1%logement à soutenir la demande.


Nous manquons de visibilité sur "l'après-mesures de relance".



I. B. : dans le neuf, les investissements Scellier représentent 70 à 80% des ventes et les débats organisés sur la question du logement soulignent un manque de produits accessibles aux classes moyennes, entre 2 500 et 2 600€/m2. Quelle est votre marge de manoeuvre sur les prix de vente?


G. P. : la crise ramène les opérateurs à proposer des produits différenciés. Certains biens pourront encore se vendre 4 000 €/m2mais on ne peut plus tout proposer à 3 300€/m2 !


D'une part, la différence de prix a tendance à augmenter selon l'emplacement, l'environnement et la qualité des prestations. D'autre


part, la baisse des prix du foncier et du coût de la construction (main d'oeuvre) a compensé le surcoût entraîné par les nouvelles normes environnementales. Les dispositifs


d'aide à l'accession ont de plus un effet régulateur. Nous maintenonsainsi le plafond à 1 900€/m2 pour le pass-foncier depuis 2007.


Il faut une cohérence par rapport aux types de logements proposés.


On a produit 74 % de collectifs sur l'agglomération, cela a tout son sens à Rennes mais pas à Parthenay.


C'est une des questions qui sera abordée cette année avec le bilan d'étape du PLH.



I. B. : en juin dernier, un rapport de l'Adil soulignait qu'un tiers des loyers de relocation** était revu à la baisse, et ce, essentiellement dans les quartiers périphériques.


Quelles actions menez-vous pour limiter le déclassement d'une partie du parc ?


G. P. : comme pour la vente, on assiste à un retour à la juste valeur des locations. On ne peut plus louer un appartement vieilli en zone périphérique au prix de la même surface refaite à neuf en centre-ville.


Au-delà de cette mise au point, faite par la loi du marché, l'aide publique intervient dans le cadre d'Opah, notamment dans le centre historique, où certains beaux appartements sont comme "des tiroirs capitonnés dans des commodes vermoulues". Nous agissons sur les logements sociaux. Le parc a augmenté de 10% en cinq ans, mais il nous faut aussi être constant sur l'existant, en améliorant l'impact énergétique des bâtiments et l'attractivité du parc et de son environnement sans trop augmenter le niveau des loyers.



* Conseiller municipal à Rennes et président d'Archipel Habitat, office HLM de Rennes Métropole.


**Les loyers révisés lors de la signature d'un nouveau bail



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