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3 QUESTIONS À GILLES RETIERE, Maire de Rezé, vice-président de la communauté urbaine de Nantes Métropole, en charge de l’habitat et de l’urbanisme

“Eviter l’étalement urbain pour agir sur le foncier”

3 QUESTIONS À GILLES RETIERE, Maire de Rezé, vice-président de la communauté urbaine de Nantes Métropole, en charge de l’habitat et de l’urbanisme
3 QUESTIONS À GILLES RETIERE, Maire de Rezé, vice-président de la communauté urbaine de Nantes Métropole, en charge de l’habitat et de l’urbanisme

 


Indicateur Bertrand : 5 900 autorisations de construire ont été délivrées en 2005, plus de 6 200 en 2006. Les objectifs 2007 confirmentils la tendance à la hausse ?


 


G. R. : Après des années trop calmes, autour de 3 400 logements par an, notre objectif de construction est de parvenir à un rythme de 4 000 logements par an pendant une dizaine d'années. En 2006, nous avons atteint 3 414 mises en chantier sur l'agglomération, 4 745 en 2005. J'attire votre attention sur la différence entre le nombre de permis accordés et de logements mis en chantier. Il semblerait notamment qu'après une période favorable aux produits investisseurs, les opérations basées sur ces produits tardent à démarrer.


 


I. B. : Quelles constructions voulez-vous pour demain ?


 


G. R. : Notre ambition est que ceux qui le souhaitent puissent rester dans le centre. Les nouveaux PLU des 24 communes de Nantes Métropole sont arrêtés. Ils se prononcent tous en faveur de plus de constructions dans les zones centrales, c'est-à-dire pour des immeubles, des maisons groupées, de l'habitat intermédiaire. Ces prochaines années, la ville va se densifier dans les centres des communes et des quartiers, voire à proximité d'espaces verts généreux. Les hauteurs ont été revues, étendues de un à deux niveaux par endroit, avec davantage de possibilités de petits collectifs dans les bourgs. Ces mesures permettent de lutter contre l'étalement urbain, qui représente un coût (économique, social, environnemental) pour les individus mais aussi pour la collectivité. C'est aussi un moyen de consolider la vie économique et sociale, de faire revivre des commerces, etc. Je pense pouvoir affirmer que cette position est partagée par tous les maires et la plupart des élus.


 


I. B. : Quels outils avez-vous mis en place pour faciliter l'accès du plus grand nombre au marché ?


 


G. R. : Pour influer sur le marché, nous disposons du levier de la construction et de la rénovation de logements sociaux, qui participent à l'équilibre du marché global. Nous avons mis en place un prêt à taux zéro (PTZ) local qui augmente le pouvoir d'achat des ménages. Sur le neuf en accession, l'objectif est de rendre l'accession abordable, entre 2 200 et 2 400 e/m2. Pour cela, nous agissons sur le foncier, grâce à une participation financière de la communauté urbaine pour un prix de vente inférieur de 20 à 25 % au prix du marché. Les bénéficiaires de ce dispositif s'engagent à ne pas spéculer, sur une période de 6 ou 7 ans : en cas de revente, soit celle-ci se fait en faveur d'un ménage qui remplit les mêmes caractéristiques, soit une part de la plus-value effectuée est reversée à la collectivité. Dans ce contexte, la communauté urbaine participera, éventuellement, et si nécessaire, au coût de sortie du foncier aménagé.


 


 

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