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3 QUESTIONS À GÉRARD SÉGURA Vice-président du conseil général de la Seine-Saint-Denis, chargé du logement

"Favoriser la mixité sociale, y compris dans le cadre du logement social"

3 QUESTIONS À GÉRARD SÉGURA Vice-président du conseil général de la Seine-Saint-Denis, chargé du logement
3 QUESTIONS À GÉRARD SÉGURA Vice-président du conseil général de la Seine-Saint-Denis, chargé du logement

Indicateur Bertrand : Quelle est la politique du Conseil général en matière de logement ?


Gérard Ségura : Jusqu'en 2006, les départements n'étaient pas concernés par la politique du logement. Aujourd'hui, la loi nous autorise à intervenir et nous le faisons suivant trois grands axes. Le premier concerne l'aide aux propriétaires occupants pour la réalisation de travaux, en fonction de critères de revenus, bien sûr. Nous intervenons également sur de grosses propriétés de plus de 50 logements en grande difficulté. Le département finance également le FSL (Fonds social logement) qui représente une enveloppe d'environ 12 à 14 millions d'euros. Enfin, en janvier dernier, nous avons délibéré sur l'attribution par le Conseil général d'aides à la construction de logements neufs. Cette année, nous distribuons 2 millions d'euros pour aider à la construction d'environ 700 logements. Pour être conventionné, il faut que le bailleur s'engage à ce que 25% des logements soient réservés à des moins de 30 ans. Dans les villes qui disposent de 30 % de logements sociaux au moins, nous n'avons pas d'exigence particulière sur le type de logement social construit. Par contre, dans celles où le pourcentage est moindre, nous exigeons que pour 1 PLS autorisé, il y ait 3 autres logements en PLUS ou PLAI. Cela par souci de favoriser la grande mixité sociale possible.


I. B. : Comment se développe l'offre d'habitat dans votre département ?


G. S. : Pour l'heure, le département n'intervient pas par rapport à l'accession libre. Nous réfléchissons cependant à des moyens d'intervention. Par exemple au devenir des petites parcelles que le département possède et qui ne peuvent être utilisées pour de grands programmes. Nous pourrions y mettre en oeuvre le paiement différé du foncier à prix bloqué, voire le vendre à prix très maîtrisé, là encore pour donner un coup de pouce à l'accession privée.


I. B. : Qu'est ce qui détermine l'évolution des différentes villes du département en matière de logement ?


G. S. : Il est vrai que toutes les villes du département n'évoluent pas de la même manière. Cela dépend en partie de leur héritage historique en matière de logement. Certaines communes, proches de Paris, possèdent par exemple de vieux immeubles, aujourd'hui insalubres. D'autres doivent faire face au problème de copropriétés dont les occupants ne peuvent plus acquitter les charges d'entretien. La rénovation du patrimoine de logements sociaux constitue un autre problème, sans oublier l'implantation de logements neufs, dont certains en accession libre, de façon à favoriser la mixité sociale. Les regroupements de communes, comme Plaine Commune, constituent sans aucun doute un outil puissant pour traiter le problème du logement en ayant une vision plus large et surtout, des moyens autrement conséquents que ceux d'une commune seule.


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