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3 QUESTIONS À GEOFFROY BRAGADIR - Fondateur d’Empruntis, courtier en ligne

“L’immobilier locatif ne sera pas en repli"

3 QUESTIONS À GEOFFROY BRAGADIR - Fondateur d’Empruntis, courtier en ligne
3 QUESTIONS À GEOFFROY BRAGADIR - Fondateur d’Empruntis, courtier en ligne

Indicateur Bertrand : Vos prévisions tablent sur une baisse de 3% des prix. Le marché locatif est-il également concerné ?


Geoffroy Bragadir : Le marché de l’investissement locatif obéit à des règles différentes de celles du marché des résidences principales. Cela étant, je pense que ce marché va aussi régresser pour au moins trois raisons. La première, le marché locatif n’augmente pas et de fait les rendements se sont tassés. Deuxièmement, la crise des subprimes aux Etats-Unis contamine psychologiquement les investisseurs. Cela augmente leur prise de conscience du risque d’un investissement locatif. Enfin, l’arrivée sur le marché des appartements Périssol, pas tous de bonne facture et donc compliqués à revendre, risque de freiner les investisseurs dans leur démarche.


I. B. : Donc les prix vont baisser ?


G. B. : Les investisseurs seront plus regardants, mais toujours aussi demandeurs. Sur notre flot de demandes de crédits immobiliers, environ 45 000 par mois, le taux de demandes liées à un investissement locatif ne fléchit pas. On oscille toujours entre 5 et 10 % des dossiers. Malgré le contexte macro économique, les dispositifs Borloo populaire ou Robien recentré sont de bons relais. Les produits plus complexes tels que le dispositif Girardin ou le statut de loueur en meublé non professionnel (LMNP) se diffusent également de plus en plus. Et puis, il faut bien voir que les grands concurrents de la pierre ne sont toujours pas la panacée. Le rendement des obligations n’est pas fameux et les actions sont toujours aussi volatiles. Donc, selon nous, le marché de l’immobilier locatif ne sera pas très en repli.


I. B. : Aussi infimes soient elles, les investisseurs ont-ils tout de même des marges de manoeuvre pour faire baisser les prix ?


G. B. : C’est vrai qu’avec l’augmentation des délais de vente et donc l’augmentation des stocks, on pourrait légitimement penser que les promoteurs vont céder sur les prix. Or ce n’est pas le cas, car le foncier est toujours rare donc cher et , de plus, la plupart des promoteurs ont les capacités financières d’amortir ce ralentissement. Sans compter qu’eux aussi empruntent à des taux encore relativement bas. En revanche, je pense que certains intermédiaires comme les cabinets de défiscalisation vont devoir revoir leur commission à la baisse pour continuer à faire des affaires. En moyenne, ils prennent entre 4 et 10 % de la valeur du bien. Les investisseurs peuvent donc essayer de négocier du côté de ces commissions.

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