3 QUESTIONS A DOMINIQUE DUPERRET Secrétaire général de L’UNCMI*

"Nous construisons 185 000 maisons par an"

3 QUESTIONS A DOMINIQUE DUPERRET Secrétaire général de L’UNCMI*
3 QUESTIONS A DOMINIQUE DUPERRET Secrétaire général de L’UNCMI*

Indicateur Bertrand : Quelles sont les garanties de l'acquéreur d'une maison individuelle ?


Dominique Duperret : Avec le contrat de construction d'une maison individuelle (CCMI), fixé par la loi du 19 décembre 1990, les constructeurs travaillent dans un cadre bien précis. C'est le contrat le plus protecteur qui existe. Ce qui importe pour un ménage qui veut faire construire une maison, c'est de connaître son prix exact, dans quel délai il pourra déménager, avoir une description précise de sa maison, et la certitude que les travaux seront terminés en temps et en heure. Le CCMI leur offre cela, et bien plus encore ! Autre garantie, le délai de livraison. Imaginons que vous souhaitiez déménager le 15 juillet parce que vous êtes en vacances à ce moment-là. Si le constructeur ne vous donne pas les clés le jour prévu, il devra alors payer des pénalités de retard : 1/3 000e du prix par jour de retard. En gros, c'est l'équivalent d'un loyer par mois. Cela permet de patienter avant d'emménager. Le constructeur a aussi l'obligation de présenter l'attestation d'une garantie de livraison. Si l'entreprise dépose le bilan en cours de chantier, le garant doit alors se substituer à lui et procéder sans réserves aux mesures nécessaires à la poursuite du chantier. Il doit faire appel à un nouveau constructeur si nécessaire. Il doit quoi qu'il en soit finir les travaux au même prix et dans les mêmes délais.


I. B. : Quelles sont les choses à améliorer ?


D. D. : Un point essentiel à améliorer concerne la qualité technique du terrain (sous-sol). Il faudrait obliger le vendeur à fournir une étude du sol. Comme on le fait déjà pour l'amiante, les termites... Il devrait y avoir un diagnostic sur le sol, une sorte de "carte d'identité du terrain". Ce serait une bonne chose pour la transparence ! Aujourd'hui, vous pouvez acheter un terrain qui présente des vices (marécageux, présence d'une ancienne carrière...) sans vous en être aperçu. Et dans ce cas, la facture des travaux grimpe vite !


I. B. : Comment le marché du neuf se porte-t-il ?


D. D. : Depuis douze ans, le marché se porte très bien. Nous construisons 185 000 maisons par an. En 2007, on a quand même noté un fléchissement dans les ventes, de l'ordre de 5 %. Ce n'est pas non plus catastrophique, car on avait atteint un niveau très haut. Nous ne sommes pas dans un scénario de chute libre. Le marché reste sain et solide. Le besoin de logements n'a jamais été aussi fort. L'engouement des Français pour la maison individuelle ne se dément pas. Mais les terrains et les coûts de construction augmentent, alors que le fameux pouvoir d'achat, lui, n'a pas vraiment augmenté. L'enjeu pour les constructeurs, c'est de proposer des maisons bien faites, mais qui restent accessibles aux ménages modestes, performantes à un juste prix. C'est plus que jamais le combat à mener ! *Union nationale des constructeurs de maisons individuelles
















Services