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3 QUESTIONS À DIDIER BOROTRA, Sénateur-maire de Biarritz, président de la Communauté d’agglomération Bayonne-Anglet-Biarritz

“Un développement de concert avec nos voisins”

3 QUESTIONS À DIDIER BOROTRA, Sénateur-maire de Biarritz, président de la Communauté d’agglomération Bayonne-Anglet-Biarritz
3 QUESTIONS À DIDIER BOROTRA, Sénateur-maire de Biarritz, président de la Communauté d’agglomération Bayonne-Anglet-Biarritz

Indicateur Bertrand : Quelle est la politique urbaine d'une communauté d'agglomération qui ne compte que trois communes ?


Didier Borotra : La communauté d'agglomération du BAB a effectivement cette particularité de ne compter que trois communes, chacune comptant plus de 30 000 habitants : Bayonne et sa tradition industrielle, Biarritz, ville touristique depuis plus de 150 ans et Anglet, qui a axé son développement autour d'un pôle commercial de grande distribution. Cette répartition est le fruit de l'histoire et la communauté d'agglomération organise un développement coordonné entre les trois villes mais dans le respect de chacune d'elles. En matière d'urbanisme, nos compétences sont partagées mais nos spécificités demeurent : Bayonne renforce son pôle administratif, Biarritz son pôle touristique et Anglet dégage sa propre identité en matière d'environnement.


I. B. : Associez-vous cependant d'autres communes à votre réflexion, notamment en matière d'habitat ?


D. B. : Le développement de l'agglomération se fait aussi de concert avec nos voisins : le territoire du Scot compte 31 communes et celui du PLH en compte 21. A Biarritz, par exemple, nous comptons 23 500 logements pour 30 000 habitants et le nombre de résidences secondaires atteint 40 % du parc de logements ! En réalité, la ville a une population moyenne de 50 000 habitants si l'on tient compte du phénomène de résidence seconde qui a un impact économique sur la commune. Cette situation accentue la pression sur le marché du logement et nous observons l'éloignement des actifs.


I. B. : Comment la situation va-t-elle évoluer ?


D. B. : Nous prenons conscience que le foncier est devenu rare dans une région où la maison individuelle est fortement développée. Nous ne pouvons pas passer outre une tradition culturelle, mais il importe de prendre conscience de l'ampleur de l'enjeu pour loger nos enfants. Dans les quatre ans, l'agglomération aura investi 300 Me en matière d'équipement (université, environnement ou zones d'activités). Nous allons ouvrir de nouvelles liaisons aériennes avec des low-cost vers Copenhague et Oslo. Nous voulons faire évoluer l'offre touristique pour accroître l'attractivité tout en nous mettant au service de la population.


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