3 QUESTIONS À Daniel Delaveau, maire de Rennes

"Porter le développement d'EuroRennes et de la Bretagne"

3 QUESTIONS À Daniel Delaveau, maire de Rennes
3 QUESTIONS À Daniel Delaveau, maire de Rennes

Explorimmoneuf. La loi Scellier a favorisé une envolée des prix dans le neuf à Rennes (+ 14,7 % au premier semestre 2010). Avez-vous un moyen d'impacter sur cette évolution ?


Daniel Delaveau. Pour limiter la hausse des prix, il faut construire des biens qui correspondent à la demande, à la fois en termes d'emplacement, de typologie et de prix.


La collectivité dispose d'une maîtrise foncière forte, via les zones d'aménagement concerté.


Celle-ci nous a permis de développer un vrai partenariat avec l'ensemble des acteurs du marché. Aujourd'hui, rares sont ceux qui viennent « faire un coup » à Rennes et dans l'agglomération. Le PLH fi xait un objectif de 4 500 logements par an, dont 25 % en locatif social et 25 % en accession aidée jusqu'en 2012. Il est prolongé jusqu'en 2014. La crise nous contraint néanmoins à un lissage dans le temps. En 2008, quelque 4 600 logements avaient été livrés sur l'agglomération ; en 2010, ils n'auront probablement pas dépassé le seuil de 4 000 à 4 200 unités.



Quelle réponse apportez-vous aux familles ?


D. D. Notre objectif est de permettre à chacun de construire son propre parcours résidentiel, avec une diversité de solutions pour se loger, en locatif social, en locatif privé, en accession sociale ou en accession libre. Il semble que nos efforts commencent à porter leurs fruits, puisque 60 % des bénéficiaires de l'accession sociale au sein de l'agglomération sont issus du parc HLM.



La crise vous oblige-t-elle à réviser à la baisse vos projets de travaux structurants, qui conditionnent l'attractivité de certains secteurs ?


D. D. En cas de crise, il peut y avoir uneff et contre-cyclique des dépenses publiques, la commande publique jouant, dans ce cas, le rôle d'amortisseur.


C'est essentiel pour soutenir l'emploi dans le BTP – le nombre de grosses PME présentes dans le secteur étant vraiment une spécifi cité bretonne –, mais aussi pour porter le développement de Rennes et de toute la Bretagne. Euro-Rennes ou encore la deuxième ligne de métro, attendue pour 2018, sont indispensables pour pouvoir tirer le maximum de bénéfices de la mise en service de la nouvelle ligne à grande vitesse Ouest, qui doit placer Rennes à 1h26 de Paris.



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