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3 questions à Daniel Cresseaux – Directeur Qualité chez Vinci Immobilier

“Nous évoluons vers un plus grand confort d'utilisation des logements neufs"

3 questions à Daniel Cresseaux – Directeur Qualité chez Vinci Immobilier
3 questions à Daniel Cresseaux – Directeur Qualité chez Vinci Immobilier

Indicateur Bertrand : Comment se traduit concrètement l'exigence de qualité environnementale dans vos réalisations ?


Daniel Cresseaux : La haute qualité environnementale regroupe plusieurs exigences, liées par exemple aux matériaux que l'on peut employer, qui préservent au maximum les ressources de la planète et permettent d'éventuels recyclages ultérieurs. Les énergies renouvelables sont une autre piste et nous essayons de les intégrer au maximum à nos réalisations. Pour l'heure, nous utilisons surtout l'énergie solaire pour produire une partie de l'eau chaude sanitaire. La difficulté dans les opérations en milieu urbain, réside dans l'intégration des panneaux solaires à l'architecture de nos bâtiments. Quant à la production d'électricité photovoltaïque, nous n'avons pas le recul nécessaire en termes de coût et de durabilité. Toujours dans le domaine de l'énergie, nous veillons à la possibilité de réaliser des économies d'énergies traditionnelles : les éclairages à basse consommation et les systèmes d'économie pour l'eau se généralisent. Dès que le site le permet, nous mettons en place des systèmes de récupération des eaux pluviales pour l'arrosage des espaces verts.


IB : Cette démarche génère-t-elle un surcoût ?


D. C. : Il y a un surcoût inévitable. Si l'on part d'un produit de base et qu'on va vers un très haut niveau de HQE, le surcoût sera d'autant plus important. De l'ordre de 3 à 4 %, cela peut aller jusqu'à 10 % ou plus lorsque les prescriptions environnementales sont élevées. Cette démarche est appréciée par nos clients, car la préservation de la planète et de ses ressources est une préoccupation politique et citoyenne. Mais cela n'implique pas qu'elle devienne le critère de choix d'acquéreurs au budget limité.


IB : Quelles sont les autres grandes évolutions du logement neuf ?


D. C. : La principale évolution concerne l'augmentation des contraintes réglementaires : la RT 2005, poursuivant l'amélioration des performances thermiques, la réglementation concernant l'accessibilité des logements aux différents types de handicap, la prévention des séismes et risques naturels et technologiques. Bien que positives en soi, ces nouvelles contraintes aggravent le problème de la montée des coûts et des prix. Quant aux demandes venant de la clientèle, elles concernent surtout l'amélioration du confort immédiat, avec par exemple une plus grande pénétration de l'informatique à l'intérieur des logements. La simplification des gestes de la vie quotidienne, avec la centralisation d'un certain nombre de commandes, existe déjà largement dans nos réalisations. La haute technologie est aussi une demande émergente. Là encore, il faudra que l'offre des industriels s'uniformise pour que cette technologie se généralise. Par ailleurs, nous serons amenés à concevoir nos programmes différemment, pour tenir compte de l'allongement de la durée de vie, et en permettre une meilleure utilisation sur le long terme…


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