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3 QUESTIONS À Daniel Benyahia, Adjoint au maire de Toulouse, délégué à l'urbanisme

Réaliser des projets fidèles au développement durable

3 QUESTIONS À Daniel Benyahia, Adjoint au maire de Toulouse, délégué à l'urbanisme
3 QUESTIONS À Daniel Benyahia, Adjoint au maire de Toulouse, délégué à l'urbanisme


Indicateur Bertrand :


Comment agir pour faire face au manque de réserves foncières ?


Daniel Benyahia : Les quelque 300 000 habitants attendus dans l'agglomération au cours des 20 prochaines années, poussent la collectivité à intervenir. D'abord au niveau des achats de foncier amiables, avec deux exemples significatifs.


Le premier concerne deux terrains acquis aux Pradettes, vers le Mirail, avec une possibilité de 900 logements. Le deuxième exemple, et dont il faut prévoir le budget, concerne un terrain sis au nord de Toulouse, le Grand Selve, de l'autre côté de la Rocade, qui pourrait voir la réalisation de 400 logements, pas forcément sous la forme d'une Zac. Ce qui nous intéresse, c'est d'être plus volontaires : les réserves foncières font partie de notre politique, sous peine de ne pas maîtriser la densité ou l'architecture. L'objectif est de voir se réaliser de beaux projets, fidèles au développement durable. La deuxième solution, que nous avons abandonnée pour les maisons individuelles, concerne les préemptions.


Enfin, à plus long terme, nous allons lancer des Zac ou des Zad : c'est le cas de Malepeyre, près de Montaudran, desservie par la LMSE, la plate forme multi-modale et au Nord, près de Lunion, Paleficat, où 130 hectares de terres agricoles permettront de réfléchir à des projets, tout en conservant une partie des maraîchers.


I. B. : Les possibilités sont donc limitées ?


D. B. :Oui, car, il reste bien évidemment des terrains sur la communauté urbaine mais la plupart du temps, nous avons affaire à du diffus. Nous nous intéressons aux sites d'industries qui ont connu une mutation du côté des Pont-Jumeaux en vue d'un nouvel usage.


Si nous voulons continuer d'accueillir 17000 habitants par an sur l'aire urbaine, nous avons besoin de réserves foncières et de plus de logements, ce qui passe aussi peut-être par plus de densité. Car, à Toulouse, si l'on retire les zones inconstructibles ou réglementées, il serait judicieux d'encourager la densité le long des axes de transport.


Il s'agit d'être économiquement cohérent, le modèle de la petite maison en première couronne n'étant plus vraiment d'actualité.


I. B. : Pourquoi révisez-vous votre PLU?


D. B. : Tandis que nous attendons le Scot pour 2010, Toulouse révise effectivement son PLU.


Nous allons réaliser un projet significatif autour de la gare Matabiau avec l'arrivée du TGV en 2017, dans l'esprit de ce qui a été réalisé à Lille, auquel sera lié un projet d'habitat mixte.


Nous lançons un périmètre de protection autour de Saint-Simon avec un bus en site propre dans le secteur Guilhermy, qui sera mieux urbanisé.



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