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3 QUESTIONS À CLAUDE CAGOL - Président de la Fédération des Promoteurs-Constructeurs IDF

“Un micromarché qui tend à se rétrécir”

3 QUESTIONS À CLAUDE CAGOL - Président de la Fédération des Promoteurs-Constructeurs IDF
3 QUESTIONS À CLAUDE CAGOL - Président de la Fédération des Promoteurs-Constructeurs IDF

Indicateur Bertrand : Les effets ajoutés de la faiblesse du foncier disponible, du niveau élevé des prix du marché et d’une politique fiscale favorable aux investisseurs ont tendance à donner la primauté aux petites surfaces. Comment se situent les grands logements dans un tel contexte ? Les grands appartements constituent-ils un marché significatif sur Paris et L’Ile-de-France ?


Claude Cagol : Pour vous donner quelques ordres de grandeur, nous avons enregistré environ 950 ventes d'appartements de 5 et 6-pièces en Ile-de-France sur un total de 19 900 collectifs et de 23 100 ventes totales (individuel groupé inclus). C'est donc moins de 5 % du marché du collectif et moins de 4 % du total global. Pour nous, il s'agit donc sans conteste d'un micromarché qui tend encore à se rétrécir .Cela s’explique d’une part par des évolutions sociologiques. On voit la taille des ménages se rétrécir sous l’effet de la diminution du nombre d’enfants et de l’éclatement des cellules familiales. Le phénomène n’est pas entièrement compensé par l’augmentation du nombre de familles recomposées. D’autre part, la capacité d’investissement en nombre de mètres carrés est limitée par l’augmentation de leurs prix. La recherche de grandes surfaces s’oriente donc souvent vers l’ancien et vers les maisons, notamment des maisons de ville en deuxième couronne.


I. B. : Quelle clientèle intéressent-ils ? Est-ce éventuellement un marché qui s'adresse aussi à certains investisseurs ?


C. C. : Assez naturellement, les propriétaires occupants constituent l'essentiel de la clientèle intéressée par les grands logements. Compte-tenu de budgets élevés, ces acquéreurs bénéficient généralement d'une revente, surtout en zone centrale. L'investisseur qui fait l'acquisition d'un grand logement se place souvent dans une logique d'occupant et envisage souvent, à terme, d'occuper personnellement le logement, à la retraite par exemple. Bien entendu, ce cas de figure n'est pas fréquent.


I. B. : Quelle est la position des communes vis-à-vis des promoteurs en ce qui concerne les grandes surfaces ?


C. C. : Très naturellement, les promoteurs cherchent à proposer des produits en phase avec les attentes et les capacités financières de la clientèle. Cela implique une rationalisation des plans et des surfaces compactées. On l’observe notamment par la suppression des espaces de dégagements et la disposition, soit des chambres commandées derrière le séjour, soit de cuisine américaine. La logique des communes et des maires peut être différente, puisqu'ils préfèrent les grands appartements susceptibles d'accueillir des familles sur le long terme.



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