3 QUESTIONS À Christian Dupuy, maire de Suresnes

De grands logements pour les familles qui s'installent chez nous

3 QUESTIONS À Christian Dupuy, maire de Suresnes
3 QUESTIONS À Christian Dupuy, maire de Suresnes


Indicateur Bertrand : Où en sont les grands projets de la ville ?


Christian Dupuy : Nous achevons l'aménagement du centre-ville après avoirrequalifié la place du marché, ainsi que les petites rues piétonnes, et libéré des espaces en faveur des terrasses de café.


Tout près, nous démarrons une opération de renouvellement urbain, financée par l'Anru, concernant quatre tours de locatif social.


Il nous reste un centre commercial à requalifier, une opération privée qui progresse.


À proximité immédiate, un important programme de bureaux vient de permettre à Philips et aux laboratoires Servier de regrouper leurs activités. Suresnes ne peut que se reconstruire sur-elle même.


Quand j'ai été élu en 1983, il existait encore des friches, mais elles ont été résorbées depuis longtemps.


I. B. : Comment se présente l'habitat ?


C. D. : Suresnes donne la preuve qu'une ville huppée, voire l'une des plus chère des Hauts-de-Seine, peut accueillir 40 % de logements sociaux.


Notre cité-jardin compte 3 000 logements sociaux, seul quartier de la ville à ne pas être mixé. C'est un très beau patrimoine architectural de l'entre-deux-guerres que nous nous sommes attachés à préserver. L'immobilier de la ville, structuré en micromarchés, va de 3 500 €/m2 en collectif à 10 000 ou 12 000 €/m2 dans le tissu pavillonnaire. L'habitat individuel occupe environ la moitié du territoire. Dans la Zac des Chênes, aménagée par Interconstruction, des immeubles neufs de belle facture ont été construits ou sont en cours. La Zac Rivière-Seine, confiée à Cogedim, démarre avec la construction prévue de 400 logements, dont 30 % en locatif et accession sociale. Ce projet déroulera une architecture actuelle, mais inspirée des années 30, en harmonie avec notre futur musée municipal ciblé sur l'architecture du 20e siècle et particulièrement de l'entre-deux guerres. La ville compte 45 000 habitants. Le rythme de construction s'élève à 300/500 par an.


Je suis très attentif à ce que tout programme comporte des grands logements pour que des familles s'installent chez nous.


I. B. : Comment vivez-vous la relance de La Défense ?


CD : Très bien, puisque chaque fois que de nouvelles tours se construisent à La Défense, nous récupérons des entreprises du site qui préfèrent venir s'installer à Suresnes ! Nous venons de former avec Rueil, au 1er janvier, la communauté d'agglomération du Mont-Valérien (125 000 habitants) que pourrait rejoindre Nanterre, Puteaux, Courbevoie et La Garenne-Colombes.

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