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3 QUESTIONS À BRUNO ROULEAU - Responsable à la direction Formation et partenariats chez In&Fi France

“L’emprunteur doit se montrer raisonnable”

3 QUESTIONS À BRUNO ROULEAU - Responsable à la direction Formation et partenariats chez In&Fi France
3 QUESTIONS À BRUNO ROULEAU - Responsable à la direction Formation et partenariats chez In&Fi France

Indicateur Bertrand: Constatez-vous actuellement un durcissement des conditions d’octroi des prêts relais ?


Bruno Rouleau: Absolument. Les banques continuent d’affirmer qu’elles n’ont pas resserré leurs critères. Mais, dans les faits, les conditions d’octroi des prêts relais ont bel et bien été durcies. Les établissements continuent à les accorder, mais leur montant ne dépasse pas 60 à 70 %, voire moins dans certains cas, contre 70 à 80 % auparavant. Si ce n’est pas un resserrement, qu’est-ce que c’est ? Avant, les banques se satisfaisaient des mandats de vente ou de simples estimations d’agences. Aujourd’hui, et dans de nombreux cas, elles font procéder à une expertise ou demandent des gages, par exemple des photos du bien, n’hésitant pas à se rendre sur place pour vérifier sa qualité.


I. B. : Remarquez-vous d’autres changements quant aux critères d’attribution ?


B. R. : Oui. Dans la période précédente, les banquiers étaient plus souples en ce qui concernait la possibilité de rembourser les intérêts d’emprunt de façon différée. Désormais, l’emprunteur n’a pas forcément le choix, et la franchise totale peut se transformer en franchise partielle, ce qui peut poser problème au niveau du taux d’endettement. D’autant que les banques, qui acceptaient parfois que ce taux atteigne 40% sur un projet d’achat/revente, reviennent à des conditions plus draconiennes.


I. B. : Comment les banques règlent-elles le cas du prêt relais que l’emprunteur ne parvient pas à rembourser, faute d’avoir pu vendre son bien ?


B. R. : Si un compromis de vente est signé, la banque a intérêt à prolonger le crédit, le temps que la vente soit effective. En revanche, si le bien n’est pas vendu parce que l’emprunteur n’a pas voulu être raisonnable et diminuer son prix, elle peut entrer dans un processus contentieux. Ce processus peut évidemment s’effectuer à l’amiable, et se traduire par un ré-étalement de la dette lorsque le taux d’endettement de l’emprunteur n’est pas trop élevé. Mais si l’emprunteur ne veut pas entendre raison, la procédure peut déboucher sur la saisie et la vente de son bien. Cela reste toutefois une solution marginale, car elle n’est avantageuse ni pour la banque, ni pour le vendeur. Ces situations extrêmes sont souvent rencontrées par des propriétaires qui vendent en direct, c’est-à-dire sans passer par un professionnel de l’immobilier, et qui n’ont donc pas estimé le bien à sa juste valeur.


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