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3 QUESTIONS À BRUNO ROULEAU - Direction de la formation et des partenariats In &Fi France

“Vers un apaisement dans les taux directeurs”

3 QUESTIONS À BRUNO ROULEAU - Direction de la formation et des partenariats In &Fi France
3 QUESTIONS À BRUNO ROULEAU - Direction de la formation et des partenariats In &Fi France

Indicateur Bertrand : Selon vous, quelle sera l’évolution des taux dans les mois qui viennent ?


Bruno Rouleau : Depuis le début de l’année je dis que les taux ne pourront pas atteindre les 5% comme beaucoup d’économistes ou de “spécialistes” l’annonçaient. Non pas que ce taux soit inaccessible, mais juste que la remontée est à mes yeux beaucoup trop rapide pour ne pas se stabiliser entre temps. Je pense plutôt que le milieu bancaire a besoin d’une pause dans la hausse car en parallèle les banques ont profité du mouvement de la BCE pour relever l’ensemble de leurs grilles et reconstituer leurs marges, notamment sur les taux variables. Enfin, le marché des transactions immobilières s’est calmé, et de nouvelles hausses pourraient engendrer un retournement de marché au lieu d’une régularisation douce comme la conjoncture semble vouloir nous orienter. Pour ma part donc, je pense qu’on devrait connaître un apaisement dans les taux directeurs.


I. B. : Quelles sont pour vous les meilleures formules existant sur le marché pour les ménages modestes ?


B. R. : L’élargissement de l’accès au nouveau prêt à 0% bénéficie à de nombreux ménages, d’autant qu’il existe plusieurs formules territoriales ou bancaires d’accompagnement de cette formule de crédit, qui du coup donnent encore plus d’attrait à son recours. A contrario, on s’aperçoit que les banques privilégient fortement, et de plus en plus, une clientèle aux revenus plus élevés ou au patrimoine déjà constitué. Ceci signifie que les ménages modestes ne vont pas être une cible prioritaire pour les banques à grands réseaux. Dans ces conditions, certains établissements ont une carte à jouer sur cette population, ce que fait d’ailleurs très bien en ce moment le Crédit Immobilier de France, capable de sortir des offres à taux fixe sur des longues durées.


I. B. : Les crédits à très long terme vous semblent-ils une bonne solution ?


B. R. : L’allongement est apparu comme incontournable parce que les prix de l’immobilier avaient tellement grimpé, qu’après avoir rogné sur leur capacité d’épargne, les ménages n’ont eu d’autre recours que l’allongement de la durée de remboursement pour satisfaire à leur envie d’accession à la propriété. Or dans le même temps, les taux ont entamé une remontée assez forte, le marché locatif s’est tendu, renforçant au passage la décision des ménages d’acheter plutôt que de louer, tandis que la hausse du pouvoir d’achat reste relativement corrélée à l’inflation. Du coup, poser la question de la bonne solution me parait moins pertinente que de se demander si les ménages ont le choix.


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