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3 QUESTIONS À BRUNO ROULEAU Directeur associé des Partenariats et de la formation chez In&Fi France

“Pour emprunter, mieux vaut avoir un apport”

3 QUESTIONS À BRUNO ROULEAU Directeur associé des Partenariats et de la formation chez In&Fi France
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Indicateur Bertrand : Selon vous, les banques ont-elles durci les conditions d’octroi en matière de crédit immobilier ?


Bruno Rouleau : On assiste à un resserrement des conditions de crédit, c’est un fait. En revanche, il n’y a pas de mot d’ordre des banques, plutôt la convergence de plusieurs éléments. D’une part, avec l’érosion des prix, la qualité des gages s’amenuise. Ce qui a notamment des conséquences sur les crédits relais, qui ne se font plus sur la base de 80 % du prix de vente escompté comme par le passé, mais plutôt sur 60 à 70 % de ce montant. D’autre part, les prêts à 110 % ont quasiment disparu.


I. B. : En terme de garanties, que privilégient les banques ?


B. R. : Les banques préfèrent les emprunteurs avec un apport, ne serait-ce que pour payer les frais d’acquisition (notaire, frais de dossier). Enfin, les crédits au-delà de 30 ans sont moins appréciés. Pour qu’un dossier soit accepté, il faut que tous les clignotants soient au vert. Avant, le banquier considérait le taux d’endettement et parfois le reste à vivre en tenant compte des allocations familiales. Ainsi, une antériorité professionnelle courte n’était pas forcément un handicap. Aujourd’hui, si.


I. B. : Les banques ont cependant besoin du crédit immobilier pour capter de nouvelles clientèles ?


B. R. : Ces dernières années, les banques ont perdu de l’argent sur les crédits immobiliers. Elles ne prenaient quasiment pas de marge, offrant même parfois les frais de dossier. Elles étaient en captation de clientèle. Aujourd’hui, avec la crise financière, elles ne veulent plus perdre d’argent. Le coût du crédit doit être en rapport avec ce qu’elles peuvent gagner sur la durée d’un prêt immobilier. Les grandes banques et certains confrères estiment que la production de crédits devrait baisser d’au moins 10 % en 2008.


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