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3 QUESTIONS À BERNARD VORMS, Directeur général de l’Anil (Agence nationale pour l’information sur le logement)

“Le Pass-foncier renforce la prime du PTZ”

3 QUESTIONS À BERNARD VORMS, Directeur général de l’Anil (Agence nationale pour l’information sur le logement)
3 QUESTIONS À BERNARD VORMS, Directeur général de l’Anil (Agence nationale pour l’information sur le logement)

Indicateur Bertrand : Selon vous, le PTZ majoré fonctionne-t-il et les collectivités jouent-elles le jeu ?


Bernard Vorms : Il y a eu un peu plus de 800 PTZ majoré, dont près de 70 en Zones urbaines franches et en Zones urbaines sensibles depuis le 1er janvier 2007. C'est un système nouveau auquel il faut que les collectivités locales s'habituent. C'est d'autant plus vrai que leurs interventions dans le domaine du logement avaient jusqu'à présent été principalement centrées sur le logement locatif social. Pour l'accession celles-ci restaient, jusqu'à récemment, très limitées. De surcroît, le Pass-foncier, que le 1 % met en place, renforce la "prime" nationale qui s'attache au PTZ majoré, puisque les accédants bénéficieront en plus de la TVA à 5,5 % et de l'aide au portage foncier du 1 %.


I. B. : Les agents immobiliers et les promoteurs se plaignent d'un nombre grandissant de rejets de dossiers de crédit. Constatez-vous un durcissement de la politique des banques en la matière ?


B. V. : C'est un phénomène qui est difficile à mesurer précisément. Il semble que les grandes banques aient un peu durci leurs exigences, notamment en matière d'apport personnel. Mais cela peut se traduire par un glissement des établissements plus stricts vers ceux qui sont plus habitués à la gestion du risque. Si durcissement lié à la crise des subprimes il y a, il relèverait pour partie du mimétisme : les prêteurs se voient rappelés à une rigueur dont ils ne se sont pour la plupart jamais écartés. Certes, on observe une très légère augmentation de la sinistralité, mais celle-ci reste anecdotique par rapport à ce qui est considéré comme normal dans d'autres pays, notamment les pays anglosaxons. Sont peut-être plus risqués, les prêts à très long termes qui ont été consentis à des accédants très modestes dépourvus de perspective d'augmentation de revenu significative. Parviendront-ils à supporter si longtemps le poids réel, c'est-à-dire en euros constants, de charges initiales élevées ? Parmi les refus dont font état les promoteurs constructeurs et les agents immobiliers, figurent probablement des refus de complaisance accordés par les banques à des acheteurs que le retournement du marché fait hésiter.


I. B. : Aujourd'hui, les emprunteurs doivent-ils écarter les taux révisables ?


B. V. : Dans la situation actuelle, avec la modicité des taux et le faible écart entre les barèmes fixes et variables, il est vrai que l'on voit mal quel peut être véritablement l'intérêt des taux variables. Mais cela n'a bien sûr rien de définitif.


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