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3 questions à BERNARD ROLLAND - Maire de Sainte-Maxime et Conseiller général du Var

“Une capacité d’accueil de qualité”

3 questions à BERNARD ROLLAND - Maire de Sainte-Maxime et Conseiller général du Var
3 questions à BERNARD ROLLAND - Maire de Sainte-Maxime et Conseiller général du Var

Indicateur Bertrand : Comment appréhendez-vous l’immobilier de loisirs sur votre commune ?


Bernard Rolland : Notre commune compte 12 500 habitants permanents selon l’Insee mais en réalité 18 000 à 20 000 si l’on tient compte des secondes résidences, et 60 000 à 80 000 personnes en été ! Tandis qu’en montagne, l’immobilier de loisirs est lié aux tours opérateurs, ici, sur le littoral, l’hébergement est plus diversifié, entre campings, résidences meublées, résidences secondaires… A Sainte-Maxime, nous avons observé à la fois une modification de la fréquentation avec une forte affluence au cours des week-ends du mois de mai et un lissage des pics d’été mais aussi une mutation de l’occupation des résidences secondaires. Souvent acquises par des actifs devenus aujourd’hui retraités, elles sont occupées huit à dix mois par an, ce qui modifie l’équilibre de la commune. Face à la difficulté de disposer d’une offre neuve, nous incitons les propriétaires de meublés à normaliser leurs logements pour disposer d’une capacité d’accueil de qualité.


I. B. : En quoi cette modification influe-t-elle sur vos projets en terme d’équipements ?


B. R. : La présence de cette population devenue permanente ou quasi-permanente nous oblige à développer nos équipements, en créant, par exemple, une nouvelle salle culturelle de 3 500 m2. Ceci dit, pour faire face à l’affluence estivale, nous venons de réaliser une nouvelle station d’épuration biologique et nous l’utilisons pour l’arrosage des golfs.


I. B. : Quelles sont vos priorités pour réduire les tensions du marché immobilier ?


B. R. : Il faut admettre que nous tentons plus de nous adapter que d’anticiper. Nous sommes dépendants de l’offre et de la demande dans un marché où les prix flambent. Il est anormal que des habitants de la commune se retrouvent soudain assujettis à l’ISF et que des locataires se réfugient dans l’arrière-pays. Pour les deux prochaines années, nous allons programmer la réalisation de 200 logements à des prix réduits destinés à des jeunes actifs locaux et nous venons d’ouvrir une résidence de 50 logements pour saisonniers. Bien que l’immobilier de loisirs favorise l’emploi sur la commune, nous devons être vigilants à l’égard de ceux qui vivent directement ou indirectement de ce secteur, en leur permettant de loger sur notre territoire.


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