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3 QUESTIONS À Bénédicte Bodin-Bertel Notaire et membre de l'Institut National de l'Immobilier

Indicateur Bertrand : pour préparer ses vieux jours, faut-il commencer par acheter sa résidence principale ?

3 QUESTIONS À Bénédicte Bodin-Bertel Notaire et membre de l'Institut National de l'Immobilier
3 QUESTIONS À Bénédicte Bodin-Bertel Notaire et membre de l'Institut National de l'Immobilier

Bénédicte Bodin-Bertel : l'acquisition de sa résidence principale est en effet un bon réflexe, qui permettra de ne plus avoir à payer pour son logement au moment de la retraite.


Depuis l'an dernier, le marché des primo-accédants s'est réellement rajeuni, grâce à des mesures comme le doublement du prêt à taux zéro, le Passfoncier, ou encore les taux très faibles des crédits immobiliers.


Des jeunes gens entre 20 et 30 ans, qui ont commencé à travailler depuis seulement un ou deux ans, viennent me voir, parfois accompagnés de leurs parents, pour acquérir un studio ou un T1. Mais il n'y a pas vraiment de règles, puisque je reçois aussi des personnes qui démarrent directement leur parcours immobilier avec un investissement locatif, avant même d'avoir acheté leur résidence principale.



I. B. : comment l'investissement locatif s'inscrit-il dans la perspective de la retraite ?


B. B.-B. : à travers l'investissement locatif, une personne cherche à s'assurer des compléments de revenus, qui s'ajouteront à sa retraite. Pour cela, elle peut compter sur les loyers qu'elle touchera tous les mois, une fois le logement payé. Ou elle peut décider, au moment de la retraite, de revendre ses biens immobiliers, pour placer le capital ainsi dégagé et générer des revenus. Cependant, la tentation qui émerge au fil des différentes mesures fiscales accompagnant l'achat dans le neuf, est pour l'investisseur de profiter de l'avantage à l'instant T, puis de revendre au bout de la période de détention obligatoire. Résultat, de nombreux biens arrivent en même temps sur le marché, ce qui complique la vente.



I. B. : comment peut-on alors optimiser cet investissement ?


B. B.-B. : il faut miser sur des biens de qualité, et bien placés. C'est-à-dire vérifier le dynamisme économique et démographique de la ville où on achète et s'assurer de la réelle présence d'un marché locatif.


Des villes comme Nantes, Toulouse ou Bordeaux, attirent les investisseurs économiques.


L'acheteur doit aussi se rendre sur place, pour apprécier la qualité des logements. Le locataire doit s'y sentir bien.


Pour l'instant, il n'y a pas encore beaucoup de bâtiments basse consommation (BBC), mais il faudra s'orienter sur ce type de produits. Le bon réflexe consiste aussi à investir dans un immeuble occupé à la fois par des propriétaires et des locataires : les parties communes seront mieux entretenues et cela évite que trop d'appartements soient mis en vente au même moment.


Ainsi, l'investisseur pourra plus facilement continuer à louer son bien, ou le revendre, au moment de la retraite.



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