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3 QUESTIONS À Béatrice Nonin, Responsable des partenariats chez BNP Paribas

“Nous essayons d'appliquer le taux le plus personnalisé possible”

3 QUESTIONS À Béatrice Nonin, Responsable des partenariats chez BNP Paribas
3 QUESTIONS À Béatrice Nonin, Responsable des partenariats chez BNP Paribas


Indicateur Bertrand: Les banques et les courtiers sont-ils partenaires ou concurrents ?


Béatrice Nonin : Il n'y a aucune opposition entre notre métier et celui du courtier. Chacun a un rôle bien identifié à jouer dans le crédit immobilier. Mais le courtier agit très en amont de la banque. Ils ont généralement signé des partenariats avec des agences immobilières, ce qui leur permet d'avoir un flux de clientèle potentiel. Le courtier a pour vocation de présenter au banquier un porteur de projet.


Il n'y a donc pas de dualité entre ces deux activités. C'est une force complémentaire aux réseaux de détail, mais il faut savoir que, chez BNP Paribas, 2 200 agences nous permettent de faire le gros de notre travail de prêteur.


Le banquier peut donc travailler sans le courtier. Pour autant, nous avons signé des partenariats avec de nombreux courtiers : Meilleurtaux, Empruntis, Cafpi, AB Courtage, ACE... C'est un travail d'équipe, un partenariat gagnant. Localement, on va aussi à la rencontre d'apporteurs d'affaires, avec lesquels nous entretenons des relations depuis très longtemps.


I. B. : Les courtiers se vantent de négocier des taux plus avantageux que les banquiers. Est-ce le cas ?


B. N. : Il faut savoir que le taux dépend de deux facteurs principaux, à savoir le projet et les moyens de l'emprunteur pour y parvenir. Nous analysons sa capacité à rembourser son crédit, que le dossier nous parvienne par un courtier ou non. Certes, ce dernier bénéficie de tarification de “semi-gros”, mais dans tous les cas, nous essayons d'appliquer le taux le plus personnalisé possible.


Le courtier a son rôle à jouer. Il est plus armé qu'un particulier pour défendre un dossier. Avant de nous contacter, il doit toutefois vérifier que le projet est à maturité et que la demande correspond à une réelle attente du client comme aux critères d'éligibilité de la banque. À partir du moment où ces critères sont respectés, le partenariat est forcément gagnant.


I. B. : Qu'en est-il des frais de dossier lorsqu'un courtier intervient dans le montagedu dossier ?


B. N. : Tout dépend de l'étendue d'intervention du courtier.


S'il s'agit d'un prescripteur Internet exclusivement, il faut reconnaître que c'est un bon canal de recrutement de clientèle, mais l'étude du dossier reste à la charge de la banque.


En principe, les frais d'étude sont reportés sur l'emprunteur.


S'il s'agit de courtiers dotés d'agences et qu'ils pré-analysent les dossiers, la valeur ajoutée est plus importante, ce qui les conduit à facturer des honoraires à leurs clients et à négocier les frais de dossier dus à l'établissement de crédit.



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