3 QUESTIONS À ALAIN DAVID, Directeur de l’activité UCB en France

“Des prêts jusqu’à 40 ans pour les jeunes”

3 QUESTIONS À ALAIN DAVID, Directeur de l’activité UCB en France
3 QUESTIONS À ALAIN DAVID, Directeur de l’activité UCB en France

Indicateur Bertrand : Avec la hausse des prix et des taux d'intérêt, faut-il toujours conseiller aux Français d'être propriétaires ?


A. D. : Quand on peut devenir propriétaire, c'est toujours mieux, même si cela a un coût supérieur à un loyer. L'immobilier reste un bon placement notamment pour la retraite, d'autant qu'au bout de quinze ans on est exonéré de plus value. Quoi qu'il en soit, notre rôle est de donner des conseils. On fait des simulations aux clients qui viennent nous voir et on leur explique leur intérêt ou pas à rester locataires. Aux ménages modestes, on explique aussi comment optimiser leur apport avec le prêt à taux zéro, avec le 1% logement.


I. B. : Vous proposez des prêts de très longue durée aux jeunes acquéreurs, notamment sur 35/40 ans. Quelle part représentent ces prêts dans votre production ?


A. D. : Bien que les prix, toujours à des niveaux élevés, se stabilisent, nous avons, effectivement, été amenés à augmenter la durée de nos prêts à 30, 35, voire 40 ans. Mais ces durées ne concernent que les jeunes acquéreurs. Nos prêts supérieurs à 25 ans représentent 20 % de notre production, ceux sur 35 ans, 6%. Mais ceux qui empruntent sur de très longues durées sont des couples qui projettent d'avoir des enfants. Ils savent que 5 ou 10 ans plus tard, ils revendront pour racheter autre chose de plus grand. Les prêts de très longue durée n'ont donc pas vocation à être remboursés sur leur durée initiale. Ils permettent aux jeunes ménages d'acheter plutôt que de louer et de se constituer un petit capital qui servira au prochain achat. Certes, un prêt de longue durée coûte plus cher. Mais nous avons effectué des calculs qui montrent qu'ils ne sont pas aussi coûteux qu'on peut le penser. Dans les années 80/90, personne ne s'offusquait de voir un prêt de 100 000 e à 10 % sur 15 ans, coûter 93 430 e. Aujourd'hui, sur 35 ans, ce même prêt à 4,37 % en taux révisable ne revient qu'à 95 400 e.


I. B. : Est-il judicieux de proposer des taux révisables sur de si longues durées ?


A. D. : Sur une formule révisable, le taux peut effectivement monter, mais il peut aussi baisser. Quoi qu'il en soit, nos formules sont sécurisées. En cas de hausse, la répercussion s'effectue sur la durée, avec un allongement maximum de 5 ans. Au-delà, on touche à la mensualité, l'emprunteur a la possibilité de passer à taux fixe à tout moment.


Service

Prenez rendez-vous avec un diagnostiqueur